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Cameroun

Danielle Eog: "La musique n'est pas une secte"
Wednesday, 24.10.2007, 11:12am (GMT)





Sortie de scène, Danielle Eog montre la même détermination.

Qui êtes-vous ?

Je suis une jeune artiste de la scène urbaine camerounaise. J'ai toujours aimé chanter. Toute petite, je donnais des spectacles à la maternelle. Et puis, quelques années plus tard, notre père nous a inscrits au conservatoire, il nous a donné des cours de piano qu'on n'aimait pas trop à l'époque. Et puis, nous sommes rentrés au Cameroun. Plusieurs années après, j'ai rencontré Krotal. Puis, par la suite, Mapan Records faisait un casting pour leur compilation et j'ai commencé à travailler plutôt dans le hip hop. Il y a très peu de jeunes aujourd'hui qui échappent au hip hop. J'ai cependant eu des influences venant de mon père qui écoutait le jazz, la soul, la bossa-nova, Gilberto Gil, Nina Simone, Ray Charles, bref la musique noire. Je suis revenue à mes racines, si je puis dire.

Est-ce que vous avez pris des choses d'ici ?

J'ai pris des choses d'ici mais étant donné que ma musique est très métissée, très hybride, on ne peut pas vraiment le sentir en surface. Mais quand même, dans une chanson comme « Tob assi », je me suis inspirée du makossa. Dans « Dry my tears », je me suis un peu inspirée du bikutsi et du mangambeu.

Cette musique ouverte est-elle un choix réfléchi ?

Au départ, ça s'est imposé tout seul. J'ai grandi entre l'Occident et l'Afrique. Je suis le produit de plusieurs cultures. Avant, c'était naturel mais aujourd'hui, je le revendique parce que le monde n'est ni noir ni blanc, il y a toujours des médians et je suis là pour les apporter. J'ai juste envie que tout le monde se reconnaisse dans ma musique. Pour moi, la musique n'est pas une secte.

Quel sens donnez-vous à votre émergence ?

Ça signifie qu'il y a des jeunes qui travaillent, qui ont envie de faire les choses peut-être différemment, d'apporter quelque chose, de partager leur univers, leur vision parce que tout n'est pas sombre. Il faut bien comprendre qu'il y a aussi des gens qui ont des choses à dire et qui font attention à la qualité des textes, qui passent le message d'une certaine manière. Voilà la nouvelle génération de la scène urbaine.






Cameroon Tribune (Yaoundé)







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