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Rue Princesse(Abidjan): LES PROXENETES S’ENRICHISSENT AVEC LE SEXE
Monday, 11.06.2007, 07:07pm (GMT)





Célèbre rue abidjanaise, la Rue Princesse doit son nom au film Bal Poussière du cinéaste Henri Duparc. Drogue, alcool et prostitution y ont pignon sur rue.

C’est     l’histoire     de   O.  Dorothée, fille de joie ayant pratiquement   passé son enfance à la Rue Princesse, qui nous a conduits sur les traces des proxénètes de cette rue. Des hommes qui s’enrichissent en profitant de la misère des jeunes filles qui ne demandent qu’à survivre. Un soir, je reçois, comme de coutume, un coup de fil de celui (ndlr : le proxénète) qui s’occupe de nous trouver des clients  à   la    Rue    Princesse,  raconte Dorothée. … il me parle d’une affaire juteuse qui pourrait changer le cours de ma vie. Le rendez-vous est pris pour une heure du matin. Sur le lieu du rendez-vous, la discussion sur le prix à payer, à haute voix à cause de la musique trop forte, déclenche en moi un torrent de sensations. Au sortir des transactions entre le manager et le client, on me remet la somme de 250000 f cfa pour passer une semaine avec le client. J’étais loin de m’imaginer que ma soirée allait  se transformer  en cauchemar.  Chez lui, il m’a obligée  à faire l’amour les pieds et les mains menottés à chaque pieds du lit. En fait, j’avais affaire à un sadique. Pour atteindre son orgasme, il écrasait des mégots de cigarettes sur mon corps (elle montre les traces). J’ai été humiliée au plus profond de moi-même. Je  garde un souvenir amer de cette expérience. »
Aujourd’hui, O. Dorothée est une fille traumatisée qui s’étiole jour après jour comme une fleur privée de soleil.  Ces jeunes filles qui s’adonnent à la prostitution sont pour la plupart issues de familles démunies. Elles voyaient en la rue Princesse un Eldorado. Mais la réalité est toute autre. En attendant des jours meilleurs qui sont hypothétiques d’ailleurs, elles pratiquent le plus vieux métier du monde. Mais tout ce qu’elles arrivent à faire, c’est enrichir les proxénètes, des malfaiteurs qui se font du fric sur et par la chair innocente de ces adolescentes. Présents aux alentours des différents maquis de la rue princesse, ils proposent leurs services aux plus offrants. Les prix varient selon la tête du client. Au cours de notre enquête, nous avons pu piéger un proxenète très prospère dans le milieu (son accoutrement en dit long).
Francky est un jeune homme d’une trentaine d’années à la mine patibulaire dont la main est en permanence posée sur son portable. Nous nous sommes fait passer pour un client. Mis en confiance, notre interlocuteur nous fait des révélations troublantes.  Des hauts placés appellent tard dans la nuit pour avoir des jeunes filles dont l’âge varie entre 14 ans et 18 ans dans leurs lits. Nous leur faisons des livraisons à domicile où ils nous envoient leur chauffeur dans de grosses cylindrées.
Dans notre randonnée nocturne, nous avons rencontré un autre groupe de proxenètes en face de la pharmacie Bel Air sur l’axe menant au complexe sportif. Une sorte de brigade dénommée les vonvons. Ils gèrent d’une main d’acier leur commerce et leur territoire. Des maisons inachevées servent de chambres de passes. Cette brigade a un droit de vie et de mort (sans exagération aucune ) sur les filles surtout les récalcitrantes qui se hasarderaient à enfreindre leurs lois. Dans ce commerce honteux, les filles de joie doivent payer 500 FCFA au propriétaire des chambrettes ; et 2000 FCFA la nuit à la brigade les vonvons. Les moins chanceuses, qui n’ont pas de clients, restent redevables à la fameuse brigade. Elles doivent redoubler d’effort et d’imagination pour régler la note, au risque de subir le courroux de ces bandits d’un autre genre. Dans ce gangstaland les proxénètes utilisent la force pour se faire entendre. Prises entre le marteau et l’enclume, ces jeunes filles ne savent plus à quel saint se vouer. Conséquence, elles ne sont pas à l’abri de la maladie du siècle. Il y en a parmi elles qui veulent s’en sortir. Il suffit parfois de leur tendre la main.




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