Monday, 20.05.2013, 10:43pm (GMT)
All News
Cote D'Ivoire
Congo(R.D.C)
Football
Politique
Hip Hop
Nigeria, Ghana
Soccer
Others(English)
Divers
Mali
Senegal
Cameroun
Hip Hop Africain
Others(Francais)




Divers

Mariage à Bamako: Mariage dimanche, divorce Lundi!
Saturday, 22.09.2007, 02:29pm (GMT)





Or donc Amadou et Mariam dans leur chanson Dimanche à Bamako mettaient réellement le doigt sur un vrai problème de société. A Bamako, les dimanches sont des jours spéciaux. Mais le divorce suit très vite…

Parades en ville sur des motos, acrobaties périlleuses à cheval, caravanes en voitures de toutes sortes, le tout accompagné d’un tintamarre (ici on dirait boucan) indescriptible. Voici le décor de dimanche, jour par excellence des mariages à Bamako, la capitale malienne. Le phénomène est tel que les week-end sont devenus stressants pour ceux qui ont des familles nombreuses. Parce que la tenue traditionnelle (bazin) doit être renouvelée régulièrement pour en mettre plein la vue. Du côté des femmes, c’est criard car elles mettent un point d’honneur à paraître.
Se marier est devenu une mode et le constat des divorces est aussi impressionnant. Exactement 1286 mariages ont été célébrés à Bamako en un mois selon des statistiques publiés récemment. Et la forte demande a obligé les autorités municipales à célébrer les mariages les jeudis et les samedis. Le carême musulman qui s’annonce n’a pas arrangé les choses car l’affluence est telle que les listings explosent. En effet, une tradition bien ancrée conditionne subtilement les jeunes à se marier avant le mois du jeun musulman. Afin de profiter des talents culinaires de l’épouse parce que chez les musulmans, préparer la bouillie de rupture du jeun est un sacerdoce.
A Bamako, deux périodes sont favorables aux mariages : la fin de l’année civile et la veille du
carême. Actuellement, la capitale malienne croule sous le poids des unions sacrées  avec le taux le plus élevé. Ensuite, viennent les villes de Kayes, Sikasso, Ségou et Tombouctou. Certains quartiers de Bamako comme Commune I viennent en tête avec 360 mariages. Un agent de la mairie explique ce pic par des habitudes locales qui s’étendent en ville aujourd’hui. Les ressortissants Banamba (un groupe ethnique) célèbrent leur mariage en groupe. Ces périodes sont donc propices pour les jeunes qui s’organisent dans ce sens. Mais derrière la belle ambiance colorée et bruyante de ces cérémonies, il y a un revers dont on ne parle pas beaucoup. Le divorce. Les dimanches sont certainement des jours de mariages à Bamako mais les lundis sont devenus des jours de divorces »,  lançait, amusée un artiste malien. Il y a énormément de séparations parce que les jeunes suivent plutôt la mode et ne se soucient pas de la portée profonde de l’acte qu’ils ne préparent pas suffisamment. Un Imam a rendu un témoignage édifiant dans un hebdomadaire malien récemment. Pour El Hadj Oumar Doumbia de la mosquée Al Ilal (d’Hamdallaye), « la plupart des jeunes se marient pour la beauté du geste et sans grande conviction. Le mariage est quelque chose de sérieux qui doit bien se préparer. Ce n’est pas un jeu. On ne doit pas non plus se marier parce que c’est la bonne période ».
Comme pour corroborer les dires du guide religieux, le responsable de l’état-civil de la mairie de Kati à Bamako insiste : Ces mariages sont le plus souvent mal ficelés à cause des conjoints eux-mêmes, qui sont pressés de se retrouver, sans mesurer les réalités de la vie et du mariage.
Malgré tout, les dimanches restent toujours à Bamako des jours de mariages….C’est l’essentiel !


flash afrik







Rating (Votes: 0)
Comments (0)  Tell friend  Print








Related Articles:
» Petit boulots, etudes, "djossi"..
» La prostitution des mineurs à Abidjan
» Dossier: Comment les femmes ivoiriennes font grossir leurs fesses?
» Le cube Maggi, pour des fesses rondes et sexy
» Mapouka Sénegalais: Le film porno qui dérange Dakar
» La musique et le sexe : une épine collée aux mœurs congolaises (Première partie)
» Musique Africaine - Qu'est-ce qui inspire nos artistes ?
» VENDEURS AMBULANTS : LA DANGEREUSE COURSE QUOTIDIENNE
» La mode «made in Africa» fait le bonheur d'une clientèle huppée
» LIBREVILLE: LA CAPITALE DE TOUS LES EXCES
» Le Libanga, un phénomène qui résiste à l’usure du temps (Suite et fin)
» Le libanga, un phénomène qui résiste à l’usure du temps (première partie)
» Mode - Le chic-choc des marques Camerounaises
» Les pirogues de la mort
» Trouver un mari blanc – tel est le souhait de toutes ces jeunes femmes qui envahissent les cybercafés camerounais.
» Atalaku : l'origine d'un phénomène de mode
» Le «couper-décaler»: phénomène musical ou danse d'escrocs?
» L’HISTOIRE DU COUPE DECALE


Other Articles:
Mode: Les Africaines n'ont plus la cote (19.09.2007)
Aïssa Maïga : juste une actrice ! (17.09.2007)
Waris Dirie: La fleur du desert (16.09.2007)
VENDEURS AMBULANTS : LA DANGEREUSE COURSE QUOTIDIENNE (13.09.2007)
Le Top Model Alek Wek publie son autobiographie à New-York (11.09.2007)








Paperblog