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"Way-C", première tablette tactile africaine
Wednesday, 09.11.2011, 01:04am (GMT)





Vérone Mankou, le créateur de la première tablette tactile africaine.
Vérone Mankou, le créateur de la première tablette tactile africaine. © Vincent Fournier, pour J.A.

Désormais renfloué, Vérone Mankou va enfin pouvoir lancer la production de la "Way-C", première tablette tactile africaine qui veut concurrencer l'Ipad d'Apple. Pour jeuneafrique.com, il dévoile ses ambitions des mois à venir. Interview.


Vérone Mankou peut enfin respirer. Le concepteur de la première tablette tactile africaine, baptisée « Way-C », vient de boucler son tour de table et peut désormais lancer sa production. Un projet largement soutenu par l’État congolais. Une bonne chose ? Sans doute, car trouver des financements privés pour ce type d’aventure entrepreneuriale constitue encore une véritable gageure sur le continent. Mais l'aide publique n'est accompagnée pour l'instant d'aucune contrepartie, ce qui pose problème. D'autant que Vérone Mankou en est sûr : la tablette « Way-C » est promise à un grand avenir. Optimiste le jeune patron redouble d’ailleurs de projets, de la création d’une ligne d’assemblage pour sa tablette au Congo à la commercialisation d’un smartphone 100% congolais.

Jeuneafrique.com : annoncée pour le 17 octobre, la tablette n’est toujours pas disponible, pourquoi ?

Vérone Mankou : nous avons retardé notre lancement car, au moment de la mise en production, nous sommes rendus compte que la demande dépassait largement nos estimations. Ce ne sont plus 1000 mais 5000 exemplaires que nous allons faire assembler en Chine. Les premières tablettes seront disponibles dans 6 semaines au maximum [voir photo ci-contre, © next.vmkcongo.com, NDLR].

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Vous avez aussi connu des problèmes de trésorerie ?

Ce projet nous a laissé à sec. Quand je suis allé voir les banques au démarrage, les conditions de financement proposées équivalaient à un refus polis. J’ai décidé de me passer de leurs services car elles ne prêtent qu’aux riches et ne croient pas en l’innovation. Finalement, nous avons pu réunir il y a quelques jours les 375 000 dollars nécessaires à la production.

Qui sont les investisseurs ?

Le ministère de l’Industrialisation a cru en nous et nous a octroyé une subvention [sic] équivalente à environ 50% de la somme. Nous attendons aussi un geste fort de la part du ministère des Postes et Télécommunication. Plusieurs hommes d’affaires africains ont également participé au tour de table, ainsi que notre usine chinoise, sous la forme d’une avance. Preuve que beaucoup gens croient au potentiel commercial de notre tablette.

Justement à combien l’estimez-vous ?

Au moins 30 000 exemplaires. Nous allons être distribués au Congo et au Cameroun, mais aussi au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Niger, au Mali, au Nigeria et au Ghana. Au Congo, un opérateur va proposer une offre intégrant la tablette. En Côte d’Ivoire, Alios finance en partenariat avec le distributeur Tourex va permettre de la payer en plusieurs fois. Par ailleurs, nous voulons proposer aux acteurs du monde l’éducation une version allégée à partir de 100 000 francs  CFA. Ce modèle proposera un microprocesseur un peu moins puissant et  un disque dur de 2Go contre 4Go pour la version classique. Il sera fabriqué en fonction des commandes à partir du premier semestre 2012.

Par ailleurs, vous réfléchissez aux possibilités d’assembler la tablette au Congo.

Tout à fait, nous recherchons un financement pour créer une ligne d’assemblage. Cela nous permettra de diminuer nos coûts de transport depuis l’Asie, car les composants pris séparément sont bien moins encombrants. L’objectif est aussi d’éviter les taxes sur les importations de produits électroniques qui limitent notre compétitivité. Nous avons acquis la participation de notre partenaire chinois pour former des compétences congolaises.

Est-ce que vous seriez prêt à ouvrir le capital de votre société pour faciliter la réalisation de ce projet ?

Quand on cherche des financements, il faut être prêt à cette éventualité. Certains investisseurs en France et à Maurice ont déjà montré leur intérêt. Refuser, cela viendrait à signer l’arrêt de mort de nos ambitions. Nous travaillons également sur le lancement d’un smartphone à 100 000 francs CFA, dès avril si nous avons l’argent. Ce sera encore plus couteux que la tablette, donc de nouveaux partenaires sont d’ores et déjà les bienvenus.

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Propos recueillis par Julien Clémençot



jeune afrique







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