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Le Molare, artiste-musicien ivoirien : "Je donne du bonheur aux gens... Saturday, 13.05.2006, 03:09pm (GMT)
S.P. : Avez-vous connu à votre enfance, ce qu’est la souffrance avant de devenir riche ? Molare : Mes parents sont assez nantis. Ils ont une très bonne situation financière. Mon père a toujours eu la responsabilité de ses frères et sœurs ainsi que leur famille respective. On m’a appris l’altruisme envers les autres. C’est-à-dire, à placer d’abord l’aisance des autres au-dessus de la mienne. Nous avons une famille élargie. J’ai toujours voulu acquérir mon indépendance parce que j’ai vécu tôt loin de mes parents. Autrement, je serai toujours sous leur coupe, fils à papa. Je conseille aux uns et aux autres de se battre pour parvenir à cela. Car les parents peuvent partir d’un moment à l’autre. Nous n’avons pas notre destin en main. S. P. : Votre popularité ne vous gêne-t-elle pas, surtout que les fans courent après vous, Pourquoi le Molare polarise tous les regards ? Molare : Ça gêne un peu. Mais que voulez-vous, c’est la bénédiction de Dieu. Les gens sont derrière moi parce qu’ils on t de l’affection pour moi. On ne peut pas s’énerver pour cela, ni les renvoyer. Quand on choisit d’être un homme public, on doit avoir à l’esprit que sa vie ne lui appartient jamais. Elle appartient plutôt à ceux qui l’entourent, qui parlent de lui. Il faut l’accepter comme telle avec toute l’humilité requise. Tout ce monde fait la personnalité de l’artiste qui doit les respecter. Ne serait-ce que par amour. C’est le plus important. S.P. : Quel souvenir retenez-vous de votre séjour burkinabè ? Molare : Je retiens du Burkina, l’image d’un peuple chaleureux. Je reviendrai au Burkina plus tard pour me reposer. Cela n’aura rien à voir avec les concerts. J’ai aimé le peuple burkinabè. Car, je déteste ceux qui ont des comportements de serpent. Je dis non à cela. Je préfère marcher comme l’éléphant, c’est-à-dire la droiture. Nous sommes honnêtes envers nos pensées, nos dires quand bien même dans un ensemble, il y a toujours de mauvais éléments (des brebis galeuses). Malheureusement, je dois partir mercredi (le 30 mars) au Mali pour un concert. Autrement, j’aurai allongé un peu plus mon séjour. Peut-être que dans moins d’une dizaine de jours, je serai là pour prendre du repos. Je me suis vraiment attaché en si peu de temps à ce pays et à son peuple. S.P. : Si le mouvement ne résistait pas au temps, qu’avez-vous prévu pour le remplacer ? Molare : Si le mouvement ne résistait pas au temps, ce serait Dieu et les hommes qui l’auraient voulu. Nous continuerons nos activités pénards. Même si nous ne souhaitons pas que cela arrive. Dans le cas contraire, nous retournerions à nos activités d’antan et essayer de toujours nous battre. L’histoire retiendra au moins dans ses annales que des gens ont contribué à un moment donné à l’émergence de la culture africaine. C’est le plus important, à mon avis. S.P. : Le "couper-décaler" traverse, en ce moment, une période de crise marquée par la scission "consommée’’ d’avec Doug Saga. Qu’en est-il exactement ? Molare : Non. Il n’y a pas de problèmes. On me pose toujours la question. Il peut arriver que des collègues se chamaillent au bureau. Doug Saga, de retour à Abidjan a lui-même expliqué qu’il n’en était rien et que tout allait bien entre nous. C’est normal qu’on s’embrouille parce que la vie le veut ainsi. Les opinions divergent et il faut discuter en responsables pour atténuer les colères. Ce que nous avons fait, ce n’est pas une dispute en tant que telle, mais plutôt un malentendu qui a été repris par la presse pour faire un choux gras. Pas mal de choses ont été rapportées ainsi, mais nous vivons avec, business oblige. Hélas... S.P. : Quelle est la contribution de l’artiste que vous êtes à la résolution de la crise ivoirienne ? Molare : Je ne fréquente pas les hommes politiques pour régler un problème politique. La politique, ce n’est pas mon affaire. Je donne du bonheur aux gens. Dans cette quête, je fais de mon mieux pour que les spectacles soient impeccables. De cette façon, si les fans m’aperçoivent qu’ils soient satisfaits, contents. Je ne suis pas ivoirien mais africain. Je ne milite dans aucun parti politique de Côte d’Ivoire. Partout, où je me retrouve en Afrique, je me sens comme chez moi. Nous ne pouvons que prier pour un retour de la paix en Côte d’Ivoire et dans les autres pays en crise. Mes idées sont apolitiques. S.P : Et si on vous demandait de proposer une solution de sortie de crise en Côte d’Ivoire... Molare : J’avais eu un problème avec mon ami Doug Saga, on s’est assis ensemble et avons trouvé une solution. Il faut se responsabiliser, s’asseoir pour discuter autour d’une même table. Chacun des protagonistes a ses intérêts à préserver dans le maintien de cette situation de crise, ce sont des choses que nous ne percevons pas de l’extérieur. Il faut se battre pour soi-même en vue de parvenir au moins à quelque chose de positif. S.P. : Voulez-vous dire que vous prenez la vie du bon côté ? Molare : C’est important de prendre la vie du bon côté au regard des coups durs qu’elle nous réserve parfois. A force de volonté, de persévérance, de courage, on peut arriver à réaliser des choses nobles. Tant que l’on agit dans la droiture, on peut parvenir à un minimum grâce à la bénédiction de Dieu. Qui sait si la vie après n’est pas meilleure à celle d’ici-bas. S.P. : Etes-vous croyant ? Molare : Je suis très croyant. S.P. : Quel est l’artiste préféré de Molare ? Molare : Mon artiste préféré ? C’est moi-même. (grands rires). J’en ai beaucoup en réalité. Parce que j’aime la musique et j’achète de ce fait leurs CD. J’aime la musique de tout le monde car il n’est pas facile de sortir un album et de bénéficier de la reconnaissance du public. Ce sont des situations qui arrivent mais il faut se battre. C’est de là, que je puise mes sources d’inspirations. S.P. : Avez-vous connu à votre enfance, ce qu’est la souffrance avant de devenir riche ? Molare : Mes parents sont assez nantis. Ils ont une très bonne situation financière. Mon père a toujours eu la responsabilité de ses frères et sœurs ainsi que leur famille respective. On m’a appris l’altruisme envers les autres. C’est-à-dire, à placer d’abord l’aisance des autres au-dessus de la mienne. Nous avons une famille élargie. J’ai toujours voulu acquérir mon indépendance parce que j’ai vécu tôt loin de mes parents. Autrement, je serai toujours sous leur coupe, fils à papa. Je conseille aux uns et aux autres de se battre pour parvenir à cela. Car les parents peuvent partir d’un moment à l’autre. Nous n’avons pas notre destin en main. S. P. : Votre popularité ne vous gêne-t-elle pas, surtout que les fans courent après vous, Pourquoi le Molare polarise tous les regards ? Molare : Ça gêne un peu. Mais que voulez-vous, c’est la bénédiction de Dieu. Les gens sont derrière moi parce qu’ils on t de l’affection pour moi. On ne peut pas s’énerver pour cela, ni les renvoyer. Quand on choisit d’être un homme public, on doit avoir à l’esprit que sa vie ne lui appartient jamais. Elle appartient plutôt à ceux qui l’entourent, qui parlent de lui. Il faut l’accepter comme telle avec toute l’humilité requise. Tout ce monde fait la personnalité de l’artiste qui doit les respecter. Ne serait-ce que par amour. C’est le plus important. S.P. : Quel souvenir retenez-vous de votre séjour burkinabè ? Molare : Je retiens du Burkina, l’image d’un peuple chaleureux. Je reviendrai au Burkina plus tard pour me reposer. Cela n’aura rien à voir avec les concerts. J’ai aimé le peuple burkinabè. Car, je déteste ceux qui ont des comportements de serpent. Je dis non à cela. Je préfère marcher comme l’éléphant, c’est-à-dire la droiture. Nous sommes honnêtes envers nos pensées, nos dires quand bien même dans un ensemble, il y a toujours de mauvais éléments (des brebis galeuses). Malheureusement, je dois partir mercredi (le 30 mars) au Mali pour un concert. Autrement, j’aurai allongé un peu plus mon séjour. Peut-être que dans moins d’une dizaine de jours, je serai là pour prendre du repos. Je me suis vraiment attaché en si peu de temps à ce pays et à son peuple. S.P. : Si le mouvement ne résistait pas au temps, qu’avez-vous prévu pour le remplacer ? Molare : Si le mouvement ne résistait pas au temps, ce serait Dieu et les hommes qui l’auraient voulu. Nous continuerons nos activités pénards. Même si nous ne souhaitons pas que cela arrive. Dans le cas contraire, nous retournerions à nos activités d’antan et essayer de toujours nous battre. L’histoire retiendra au moins dans ses annales que des gens ont contribué à un moment donné à l’émergence de la culture africaine. C’est le plus important, à mon avis. S.P. : Le "couper-décaler" traverse, en ce moment, une période de crise marquée par la scission "consommée’’ d’avec Doug Saga. Qu’en est-il exactement ? Molare : Non. Il n’y a pas de problèmes. On me pose toujours la question. Il peut arriver que des collègues se chamaillent au bureau. Doug Saga, de retour à Abidjan a lui-même expliqué qu’il n’en était rien et que tout allait bien entre nous. C’est normal qu’on s’embrouille parce que la vie le veut ainsi. Les opinions divergent et il faut discuter en responsables pour atténuer les colères. Ce que nous avons fait, ce n’est pas une dispute en tant que telle, mais plutôt un malentendu qui a été repris par la presse pour faire un choux gras. Pas mal de choses ont été rapportées ainsi, mais nous vivons avec, business oblige. Hélas... S.P. : Quelle est la contribution de l’artiste que vous êtes à la résolution de la crise ivoirienne ? Molare : Je ne fréquente pas les hommes politiques pour régler un problème politique. La politique, ce n’est pas mon affaire. Je donne du bonheur aux gens. Dans cette quête, je fais de mon mieux pour que les spectacles soient impeccables. De cette façon, si les fans m’aperçoivent qu’ils soient satisfaits, contents. Je ne suis pas ivoirien mais africain. Je ne milite dans aucun parti politique de Côte d’Ivoire. Partout, où je me retrouve en Afrique, je me sens comme chez moi. Nous ne pouvons que prier pour un retour de la paix en Côte d’Ivoire et dans les autres pays en crise. Mes idées sont apolitiques. S.P : Et si on vous demandait de proposer une solution de sortie de crise en Côte d’Ivoire... Molare : J’avais eu un problème avec mon ami Doug Saga, on s’est assis ensemble et avons trouvé une solution. Il faut se responsabiliser, s’asseoir pour discuter autour d’une même table. Chacun des protagonistes a ses intérêts à préserver dans le maintien de cette situation de crise, ce sont des choses que nous ne percevons pas de l’extérieur. Il faut se battre pour soi-même en vue de parvenir au moins à quelque chose de positif. S.P. : Voulez-vous dire que vous prenez la vie du bon côté ? Molare : C’est important de prendre la vie du bon côté au regard des coups durs qu’elle nous réserve parfois. A force de volonté, de persévérance, de courage, on peut arriver à réaliser des choses nobles. Tant que l’on agit dans la droiture, on peut parvenir à un minimum grâce à la bénédiction de Dieu. Qui sait si la vie après n’est pas meilleure à celle d’ici-bas. S.P. : Etes-vous croyant ? Molare : Je suis très croyant. S.P. : Quel est l’artiste préféré de Molare ? Molare : Mon artiste préféré ? C’est moi-même. (grands rires). J’en ai beaucoup en réalité. Parce que j’aime la musique et j’achète de ce fait leurs CD. J’aime la musique de tout le monde car il n’est pas facile de sortir un album et de bénéficier de la reconnaissance du public. Ce sont des situations qui arrivent mais il faut se battre. C’est de là, que je puise mes sources d’inspirations. Par S. COULIBALY (lefaso.net).
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