Soum Bill sort son prochain album dans quelques semaines. En attendant,
il a repondu à nos préoccupations. Tout y passe, entre autres sa
prétendue histoire de femme avec Lato Crespino, sa vie de père de
famille…
Tu sembles avoir disparu depuis un moment ?
- C'est la vie de tout artiste ; il y a un moment pour poser quelque
chose et puis il y a un moment pour le préparer. Je suis en ce moment
au stade de la préparation de mon prochain album.
• A quoi va-t-il ressembler ?
- Il y aura du zouglou, il y aura du reggae, il y aura de la world
music, il y aura… vraiment un mélange de couleurs en fait. Et surtout
des messages forts, quoi.
• Tu as certainement eu chaud lorsque le studio de Koudou Athanase, dans lequel tu travaillais a pris feu ?
- Oui. Mais comme Dieu sait bien faire les choses, il nous a laissés au
moins récupérer le disque dur. C'est un message fort, c'est un message
pour les hommes. On a continué le travail dans un autre studio. Et
aujourd'hui, nous sommes pratiquement en train de boucler l'album. Il y
a Koudou Athanase, Babulax Lee et David Tayorault qui bossent dessus.
Le talent de chacun de ces arrangeurs apporte une variété de couleurs
et de sons. En plus, ils sont parmi les meilleurs aujourd'hui sur la
place. Je les ai choisis surtout par rapport à différents styles, en
fait. Parce que chacun excelle dans un style. C'est ce que j'ai fait
dans l'album précédent. Et comme on le dit, on ne change pas une équipe
qui gagne. C'est formidable de travailler avec eux.
• Après la belle époque des Salopards, ça te tente de vivre une aventure dans un autre groupe ?
- (il réfléchit une seconde). Je ne sais pas…Mais à vrai dire, je ne
pense pas. Parce que je ne pourrai pas vivre quelque chose de plus fort
que ce que j'ai vécu avec les Salopards. Par contre, si je dois
collaborer avec d'autres artistes, par exemple, pour des causes
humanitaires ou pour des causes nobles, je pourrais m'allier à des
groupes pour porter un message fort. Juste ça. Mais l'aventure avec les
Salopards est mon socle.
• Parlant de collaboration, tu avais promis un duo avec Salif Kéita pour ce prochain album. Où en es-tu avec le projet ?
- Effectivement, on avait prévu de faire des duos avec Salif et
Princess Rita. Mais vous savez, c'est des grosses machines. On est en
train de se battre et, Inch'Allah (par la grâce de Dieu), on espère que
ça va se faire d'ici la fin de l'album. Maintenant si on arrive à
boucler l'album avec eux ce sera fabuleux. Mais dans le cas contraire,
on sera toujours dans la course. On va certainement faire des remix
avec certains de leurs titres.
• Au début, il y a eu sûrement beaucoup de nanas qui t'ont fait les yeux doux. Par quoi tu as reconnu celle qu'il te fallait ?
- Sur cent filles que tu as rencontrées dans ce milieu-là, peut-être
toutes ces filles vont te répéter : je t'aime, je t'aime, etc. Si tu te
limites à ça, mais tu fous ta vie en l'air, quoi, tu vois ? Mais
aujourd'hui, comme dirais l'autre, l'amour n'existe pas. Ce sont des
preuves d'amour qui existent. Quand tu rencontres une femme, au départ,
vous avez le temps de bien vous connaître et pendant cette période, tu
as le temps de l'observer et de bien l'étudier.
• Mais la tienne, tu l'as rencontrée comment ?
- Je l'ai rencontrée … (il fait mine de réfléchir) pendant un voyage. A
l'aéroport. Tout ça, c'est des signes. Je partais au Gabon. Quand je
l'ai vue, je lui ai dit : bonjour et à la limite, elle m'a dit : “va te
faire f…” Mais Dieu avait tout tracé. Moi, rien ne me surprend. Petit à
petit, on a commencé à se côtoyer.
• Comment l'as-tu convaincue ?
- Par des preuves… En changeant d'abord ma vie. Je lui ai montré que
j'avais besoin d'elle dans ma vie. Que je suis prêt à faire des
sacrifices pour elle. Et ça, ce n'est pas des mots. Ça se traduit à
travers des actes.
• Combien d'enfants avez-vous ?
- Beaucoup !!! (Il rit). Non, on en a quatre. On attend des jumeaux qui arrivent bientôt.
• Il y a un moment, une histoire de femme t'aurait opposé à Lato ? Et cette femme en question serait Jocelyne.
- Tu fais bien de me poser cette question. Nous sommes tous des jeunes
et vous les journalistes, vous êtes nos frères. On est dans la nuit. On
sait ce que chacun fait dans la nuit. Après, on se retrouve et chacun
est dans ses vibes. Comment tu peux comprendre qu'un journaliste
m'appelle pour savoir ce qui se passe concrètement entre Lato et moi,
vu que ce dernier m'a quitté ? Je lui ai dit qu'avec Lato, j'avais
signé un album. Moi, ça ne m'intéresse pas de m'enrichir avec des
artistes. J'ai juste créé un label pour révéler des talents. C'est tout
ce qui nous liait. Et entre Lato et moi, on a toujours de bons
rapports. Et quand je finis d'expliquer cela au journaliste, le
lendemain je vois à la une d'un journal : “Lato Crespino-Soum Bill : il
y a problème à cause d'une femme…” Je pense qu'à un certain moment, il
faut arrêter. On veut créer un problème qui n'a jamais existé entre lui
et moi par rapport à Jocelyne !
• Cette affaire a été portée devant les tribunaux.Maintenant, as-tu une idée pour sortir ton petit d'embarras ?
- On en a parlé. C'est un petit frère. On s'est excusés devant la
structure du journaliste. Et la structure de Lato a convoqué aussi une
réunion de sorte que ce genre de choses ne se reproduise plus.
Personnellement, en tantqu'artiste, je m'excuse. C'est regrettable, ce
qui est arrivé. Mais je souhaiterais qu'on puisse passer l'éponge sur
ça, quoi.