Parti en Europe pour la finalisation de son nouvel
album, Molar était à Abidjan pour y mettre la dernière main à la pâte.
C'est en plein enregistrement au studio de Freddy Assogba que nous
avons rencontré le boucantier pour cet entretien. Il vous présente en
exclusivité cette prochaine œuvre de 16 titres et fait la lumière sur
certains sujets à polémique le concernant. Entretien !
A quoi t'es tu occupé durant ton séjour à Paris ?
J'avais
des dates, des concerts à honorer. Etant venu dernièrement en vacances
avec ma femme et mon fils, nous sommes rentrés sur Paris pour nous
préparer pour l'heureux événement. Ma femme étant enceinte. Et
finaliser les choses en ce qui concerne mon dernier album.
A quel stade es-tu,
aujourd'hui, en ce qui
concerne ce nouvel album ?
Nous
sommes en train de le finaliser afin de donner quelque chose de
positif et d'énorme eu égard à tout ce que nous avons annoncé.
Aujourd'hui, nous avons la lourde tâche de représenter notre pays à
l'extérieur. Donc il faut pouvoir le faire dignement. Nous bouclons, en
ce moment, les derniers réglages. Bientôt nous passons à l'étape des
clips. Nous voulons, pour cet album, innover en proposant d'abord les
clips aux mélomanes.
Quand sera-t-il disponible et quels sont les artistes qui ont participé à la réalisation de cette œuvre ?
Il
y a un featuring avec Mokobé pour la suite du morceau “On est
ensemble”. Il y a aussi un titre pour nos chères mamans. Je ne peux
citer tous les artistes qui ont participé à mon album pour le moment
car nous sommes en discussion avec les différents responsables en ce
qui concerne les contrats. Parlant de maturité, j'ai fait un titre pour
les enfants de la rue. Le clip sera tourné avec eux. J'en connais parce
que je sors très souvent les nuits. C'est le morceau qui me tient à
cœur sur cet album. J'ai aussi fait un clin d'œil aux femmes. Le coupé
décalé n'a pas été oublié. C'est un album qui me ressemble. Mais ce
n'est pas du Coupé-Décalé sur toute la ligne car on y trouve presque
tout. Du Slow, du R&B, de la musique urbaine car j'avais annoncé
que je travaillais. Et le travail a été fait.
Es-tu le producteur
de cet album ?
Je suis en discussion avec David Monsoh pour une coproduction, mais ce n'est pas totalement bouclé.
Y a-t-il sur cet album en
finition un hommage au Président Douk Saga ?
On
a tous préféré garder le même hommage qu'on a fait pendant ses obsèques
qu'on mettra en bonus sur l'album pour faire vivre encore ce titre. Car
ce titre a une coloration particulière parce que c'était la toute
première fois que nous nous retrouvions pour un album. En plus, je ne
vois pas un autre hommage pouvant égaler celui qui a été fait dans les
moments forts. Parce que nous l'avons enregistré en un ou deux jours
juste après le décès de Saga. J'ai néanmoins fait d'autres hommages à
mon ami dans quelques chansons. Mais ne faisons pas de la mort de notre
ami quelque chose de ridicule.
A propos de cet album, on a l'impression que vous avez tous lâché l'affaire …
Pour
cette œuvre nous avons eu l'aide de Kader Djiré et Freddy Assogba car
tous ceux qui ont participé à cette œuvre sont producteurs. C'est vrai
que ce single n'a pas eu assez de lucarne. Donc je compte lancer la
promo de ce titre après avoir entamé celle de mon titre promo.
Néanmoins il a quand même eu une large écoute en Europe.
Qu'est-ce qui s'est passé
au niveau national ?
Nous
avons fait cet album pour soutenir quelqu'un et non pour autre chose.
C'est à Yann Production que l'album a été confié sur le plan national
donc c'est à cette maison de donner des explications à ce sujet.
Normalement on devait avoir les comptes depuis le mois de mars. Mais
jusqu' aujourd'hui, on n'a pas de nouvelles.
Depuis cet album et les obsèques de Saga, il est très rare
de vous voir ensemble. Que se passe-t-il encore entre les membres de
la Jet-jet ?
Rien ne se passe. Me concernant, Dieu m'a
donné les moyens de pouvoir venir chaque fois au pays alors que
certains ne le peuvent pas. Peut-être à cause de leurs occupations
là-bas. En plus, à Paris, on ne nous voit pas souvent ensemble. Parce
que moi j'ai un calendrier très chargé. J'ai des dates à honorer,
jusqu'en décembre. Ce qui fait que je ne peux pas être souvent avec mes
amis. Il faut ajouter que Lino Versace prépare aussi son album. Quant à
Borossangui, il s'est lancé dans la production. Il était récemment à
Abidjan pour déceler des talents qu'il compte produire bientôt… chacun
est vraiment occupé actuellement.
L'on fait état d'un certain froid entre Defalet et toi ces temps-ci. Qu'en est-il exactement ?
Il
y a tellement de choses qu'on raconte. Mais il faut comprendre que
notre vie est une fenêtre pour la polémique. En 2004, c'était difficile
de comprendre que les gens se mêlent de ma vie privée, mais aujourd'hui
on a compris. Je n'ai donc pas de problème avec Defalet car on
s'appelle constamment. Il se prépare actuellement pour décembre. Avec
le décès de Douk Saga il n'a pas pu faire la promo de son album comme
il se devait. Il a ainsi décidé de refaire certains titres pour venir
proposer un autre concept.
Il y a quelques temps,
ta femme se lançait dans le monde des affaires. Comment réagis-tu à cette décision ?J'ai tout simplement le droit de l'aider afin que ses affaires prospèrent sans pour autant m'y immiscer
N'as-tu pas une influence sur sa boutique de vêtements quand on sait que les boucantiers sont des porteurs de marques ?
Je
n'ai aucune influence sur le côté vestimentaire. Ma femme est d'abord
dessinatrice de mode. Elle travaille actuellement sur un projet de
marque de vêtement. Elle insiste d'ailleurs pour que je la paie. C'est
une marque de vêtement que j'ai commencé à travailler depuis l'Europe.
Ces vêtements seront commercialisés en Europe grâce à la petite
notoriété que j'ai eue là-bas dans la communauté africaine qui est avec
moi. Je souhaite que ce soit des vêtements à la portée de tout le
monde. Pour cela nous sommes en train de mener toutes les démarches.
Quelle est la plus grosse
bêtise que tu as commise dans ta vie selon toi ?
J'ai
toujours fait mes choses de manière intelligente. Même si j'ai déjà eu
à faire des bêtises, je n'ai jamais vendu la drogue… ce sont ces
choses là qui peuvent toucher ma conscience que je considère comme de
grosses bêtises. Je me reproche aussi d'avoir abandonné une fille. Ce
n'est pas une bêtise en tant que telle, mais ça n'a pas été gentil de
ma part. Cette fille se reconnaitra à travers ces propos. En effet, on
était bien partie pour qu'elle devienne ma femme. Pourtant j'étais
marié. J'allais donc d'une fille à une autre. Et finalement j'ai fait
mon choix. Ça été une bêtise de ma part car cette personne a failli
attenter à sa vie. Si le pire était arrivé ça allait vraiment être la
plus grosse bêtise de ma vie car c'est moi qui n'ai pas été véridique
avec cette personne.
Quelles sont tes relations avec cette fille aujourd'hui ?
Nous
avons de très bonnes relations. Nous sommes de très bons amis. Elle est
mariée et nous fréquente. Ma femme et moi. Nous sommes des potes et
cultivons le savoir vivre quoi ! Elle a pris son chemin et j'ai pris le
mien et on se comprend.