|
Bailly Spinto, il n’est pas fini ! Friday, 27.10.2006, 01:54am (GMT)
Salut Bailly, c'est la grande forme ! - Oui, c'est vraiment la grande forme, comme tu le constates. * On te sent toujours bonifié au fil des années. Un secret particulier ? - (Rires) C'est ce qu'on dit. Mais il n'y a pas de secret particulier. Seulement que l'artiste a une vie bien rangée et je me repose beaucoup. C'est très important. * L'apport de la famille, c'est aussi essentiel pour le moral ? - Oui, c'est très important. Surtout quand on est entouré de sa femme, ses enfants, de la mère, des petits frères. Et que toute la famille t'écoute. Ça donne vraiment le moral. *Chose curieuse, à cet âge de la retraite, tu es sollicité dans les galas, les voyages aux USA... Bref, l'on constate que les portes s'ouvrent encore plus. - (Rires) C'est vrai, c'est le fruit d'un bon travail qui a été fait à la base. Ça a été un travail de qualité qui a été fait en 20 ans, sans compter les dix ans de préparation de mon 1er album. Tout cela a fait de moi, un chanteur aimé de tous, un artiste unique en son genre, très sollicité en ce moment. Or, généralement, c'est le moment où certains raccrochent ou connaissent une extrême baisse. Je rends donc gloire à Dieu. * Entre les deux époques, c'est-à-dire celle où tu étais plus jeune et tu bougeais beaucoup et celle d'aujourd'hui, où après 30 ans, tu es sollicité pour les rendez-vous de prestige, laquelle préfères-tu ? - Ça, je préfère cette dernière. Elle est nettement mieux. Parce que c'est moins fatigant. Tout est planifié, je me repose bien et je suis quasiment présent auprès de ma famille. C'est un temps qui me permet de mieux m'organiser. Contrairement à ma période de jeunesse où j'étais appelé à faire beaucoup de spectacles pour la promo. En tout cas, je gagne bien ma vie et je vis bien à l'aise actuellement. Vous savez, depuis que j'ai décidé de ne plus aller chanter en Europe, il y a eu des invitations qui fusent de partout. On m'invite en France dans les mois à venir pour la relance de ma carrière sur les chaînes françaises et européennes. Donc c'est pour dire que c'est pas fini. * Ta particularité, c'est surtout le fait d'avoir fait une musique intemporelle qui se marie à tout. N'est-ce pas ? - Ça, c'est vrai. C'est également une chance d'opter pour une musique universelle comme la Salsa et autres. Ce sont des rythmes qui ne meurent pas. Et la Côte d'Ivoire doit être fière de ses artistes qui ont opté dans ce sens et qui tournent avec le drapeau de la nation. * Quels conseils donnes-tu souvent à tes jeunes frères artistes qui font des rythmes éphémères ? - De façon générale, j'encourage les jeunes par rapport à leur propre sensibilité qu'ils expriment. Ils sont dans une démarche actuelle qui leurs convient, c'est leur temps. Mais en même temps, je leur demande d'apprendre la musique, d'aller à l'école pour apprendre encore parce que leur coloration musicale, je peux l'affirmer, est éphémère. Ça peut mourir du jour au lendemain. Ils gagneraient mieux à apprendre pour se lancer dans la musique universelle qui dure dans le temps. Ce n'est pas intéressant de voir qu'après un ou deux albums, on disparaît de la scène pour n'avoir pas fait un véritable soubassement musical. Alors que nous, nous avons aligné près de 7 albums à succès à la fois. Et ce n'est pas donné à tout le monde. * Dans ces conditions, peut-on parler d'une relève musicale ? - Il peut avoir une relève à condition que ces jeunes se mettent au travail. Comme le font certains d'entre eux. Il faut qu'ils fassent une musique de qualité qu'ont décidé de faire les Ernesto, Lougah, Jimmy Hyacinthe, Bailly… qui formaient une génération de bosseurs. Et cette génération, on ne peut pas l'égaler aujourd'hui. Mais comme je le dis, chaque génération vient avec sa force. Cette dernière vient non seulement en grand nombre mais bénéficie de tout ce qui est soutien des médias. A notre temps, ce n'était pas le cas. * La différence aussi, c'est qu'à votre temps c'était le live qui primait… - Ah oui, on ne vivait que du live. Parce que c'est à travers ça qu'on voit un vrai artiste, un vrai chanteur. Dans le live, le rendement est fait en direct. Certains d'entre eux s'essaient à cela, mais il faut reconnaître que beaucoup de jeunes artistes ne chantent pas juste. On les encourage parce que, le plus souvent, beaucoup d'entre eux sont issus des ghettos, ils n'ont pas les moyens de se prendre en charge. Donc il faut les encourager à persévérer et à apprendre ce métier. * Vous qui êtes les aînés, qu'avez-vous fait pour les préparer à ce métier ? - Moi personnellement je prépare beaucoup de choses que je ne voudrais, pour l'instant, pas dévoiler ici. Par contre, les conseils, j'en donne suffisamment à ceux qui m'approchent. C'est le cas du jeune Lato Crespino qui m'a demandé un jour aux USA pour Tonnerre, ceci : " Grand frère, comment voyez-vous ma musique dans 10 ans ? " Ça m'a fait chaud au cœur. Et je lui ai dit : " l'un des meilleurs de ta génération ". Voyez-vous c'est intéressant quand le plus jeune t'approche et te demande des conseils. Il faut être humble dans la vie. Il y en a qui jouent les stars après 1 ou 2 albums et après, c'est la chute. C'est pourquoi on se retient aussi de les aborder. Dans la vie, il faut être humble. Vous savez je vais vous faire une confidence… * ..Allez-y - Je suis l'idole d'Alpha Blondy. C'est une mégastar mais c'est quelqu'un de humble qui m'admire beaucoup et qui me le dit souvent. Partout où on se trouve, il le dit publiquement. Il n'y a pas longtemps, il m'a invité chez lui au Café de Versailles. On a causé de beaucoup de choses, de la paix dans notre pays et d'un concert géant que nous allons donner bientôt. Il y aura les Meiway, Gadji, Aïcha et autres… Cette génération de chanteurs se particularise par son humilité et c'est ce qu'on demande aux jeunes. Ça ne coûte rien. “JE SUIS L'IDOLE D'ALPHA BLONDY”
* Qu'est-ce que ça t'a fait de voir ta chanson être reprise à l'émission ''Star Karaoké'' cette année ? - Très chaud au cœur ! C'est encore un hommage que vient de me rendre les médias en Côte d'Ivoire. J'ai été toujours disponible, ces dernières années, lorsque cette presse m'a sollicité pour les interviews, ou autres prestations. J'en suis donc fier. Mais au-delà, je voudrais dire un grand merci au réalisateur Jeff Aka et toute l'équipe pour avoir porté leur choix sur moi et surtout la qualité du travail qu'ils ont abattu. Sans réclamer des contreparties, comme on le voit souvent, il a porté son choix sur ma chanson. Je voudrais lui renouveler tous mes remerciements. * Penses-tu que les candidats étaient à la hauteur ? - Bien sûr que oui ! Mais ce qu'il faut savoir, c'est que c'est un concours au cours duquel les jeunes s'essaient à la chose musicale. Parmi eux, il y en aura qui choisiront peut-être la musique comme métier. Nous pouvons leur apporter notre aide si nous sommes sollicités. * Ton voyage sur l'Amérique, ça répondait à quoi ? - A une prospection du marché. * Est-il propice et si oui, à quand le retour ? - C'est un bon marché pour moi et le retour, ce sera pour très bientôt, en décembre. J'ai demandé aux organisateurs de m'accorder un temps pour que je puisse terminer certaines affaires ici avant de répondre à leur sollicitation. Mais déjà, il y a un orchestre qui répète sur ma musique là-bas. Dès que le moment sera venu, il y aura un grand concert de lancement devant les Américains qui découvriront encore mon talent avant la tournée que nous allons entamer. Mes chansons seront reprises et adaptées en Anglais pour une autre carrière qui va s'ouvrir à moi sur ce marché. C'est une étape qui me manquait. Beaucoup ont déjà eu cette étape mais moi, c'est l'occasion qui m'ait donnée. * N'est-ce pas parce que ton staff avait été défaillant en son temps ? - Non, ce n'est pas cela. Chacun a sa chance. C'est au niveau de la production. Dans ce domaine, il y a des choses qu'il faut prévoir, discuter avec les majors de la distribution. Ça n'a pas été le cas. Sinon, le fait de faire l'Olympia ou Bercy et autres, ce n'est pas rien. C'est dire que le staff a travaillé. C'est le facteur chance qui a peut-être manqué et comme il n'est jamais tard pour bien faire, c'est ce qui arrive maintenant. Je suis encre un chanteur vierge, un chanteur à découvrir. C'est pourquoi on me demande d'aller faire des chaînes en France. Et c'est tant mieux pour moi. * Parles-nous brièvement de tes rapports avec Son Excellence M. Aubrey Hooks - De très bons rapports existent entre nous. Je dirais même que c'est des rapports amicaux. C'est un homme sympa que j'ai rencontré. Tout est parti de Tiassalé où on a été tous invités par le Maire de la ville lors de l'inauguration de leur radio. Ce jour-là, j'ai fait une prestation qui a impressionné l'ambassadeur et on a échangé un peu. Arrivé à Abidjan, il a envoyé ses gars venir me chercher pour aller chez lui. Moi aussi, je l'ai invité chez moi à Yopougon et il y est arrivé sans problème. Depuis ce jour, on s'appelle, on se rencontre et on échange parce qu'il aime beaucoup l'art en général. Très bientôt, il va renter chez lui où il sera Sénateur. D'ailleurs, il est mon invité dans mon village. * Justement, il paraît que ta fête de 30 ans de musique continue au village - Oui, je voudrais dire merci à mes parents de Guiberoua, surtout de Gnigbawa mon village natal qui ont accepté de me rendre hommage pour mes 30 ans de musique que j'ai d'ailleurs fêtés ici à Abidjan. Ils se sont dits que si durant toute ma carrière ils m'ont soutenu, ils ont le devoir de me fêter aussi. C'est pourquoi, les 27 et 28 octobre prochains, mes parents s'attèlent à me célébrer. Et je leur dis un grand merci. * Qu'est-ce qu'il y aura au juste ? - Il y aura du spectacle live et j'ai invité Johnny La Fleur, Dapley Stone, Amedée Pierre mon jeune frère Dodo Lather pour la partie Alloukou … sans oublier mon invité spécial Son Excellence Monsieur Aubrey Hooks qui sera sûrement de retour de son voyage et M. Bayou Jean Claude, le DG de FRGCC. En tout cas, ce sera chaud au village.
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| © Copyright Africa Hit Music TV. All rights reserved. online users |