
Révélé au grand public en novembre 2002, Doukouré Stéphane alias Douk Saga le président de Jet set qui voulait devenir footballeur, a marqué le showbiz national et celui de la sous-région avec le “coupé décalé”.
Né le 23 mai 1973, Douk Saga à l’état civil Doukouré Amidou Stéphane, a marqué le paysage musical ivoirien, avec le coupé décalé. Débarqué de France en novembre 2002, avec sous la main un album, Douk met le «feu» dans la capitale économique. Le phénomène du «travaillement» qui accompagne le nouveau venu dans le showbiz, permet au public de sympathiser rapidement avec «le héros national».
Turbulent de nature
Le mouvement se généralise et les Discs jockeys (DJ) entrent dans la danse pour la confection des albums. Douk Saga, par ailleurs, président de la Jet set est incontournable et respecté de tous. «Avec le coupé décalé, il a permis aux Ivoiriens d’oublier la crise que nous traversons», déclare son oncle Kouadio Blé Antoine. Tous ceux qui ont connu l’artiste dès son jeune âge, témoignent que tout concourait pour qu’il ait une telle notoriété. Il ne passait pas inaperçu dans tous les milieux où il évoluait. Ses parents conscients qu’il était turbulent, l’envoient chez sa grand-mère Mamie Djénéba à Yamoussoukro. Cette dernière l’emmène avec elle à Bonon, où Douk Saga fait son cycle primaire. De là, il est orienté après l’entrée en sixième au lycée mixte de Yamoussoukro. Il y fera la 6ème et la 5ème. Après quoi il se retrouve au Collège moderne de Cocody pour la 4ème et 3ème. Ensuite se sera le lycée professionnel de Man, où il obtient le Brévet de technicien (BT). Dans la ville des dix-huit montagnes, il se fait remarquer par sa «vivance». «Partout où il passait, mon neveu se faisait remarquer. Il aimait beaucoup faire la vie», révèle Kouadio Blé. En 1997, il est manager général du maquis «Le Metro» à Yamoussoukro.
Il rêvait du sport roi
Il monte un club d’amis au sein duquel se trouve la chanteuse Tata Kheny. Au début des années 2000, Douk s’envole pour la France. Une fois dans l’Hexagone, «le sommet de l’Himalaya» qui jouait bien au football au pays, se rend compte des dures réalités de l’aventure. Il ne se perd pas dans les illusions. Il change automatiquement d’idée et fait une incursion dans le milieu du showbiz. « Douk Saga, en s’envolant pour la France , témoigne Kouadio Blé Antoine, partait pour jouer au football et devenir un grand champion, surtout qu’il était un fan de Sékou Bamba. Mais très vite, il se rend compte que ce n’est pas facile d’intégrer ce milieu. Il change donc d’objectif.» Il crée le coupé décalé. Et trouve un producteur en la personne David Monsoh. L’artiste débarque à Abidjan pour faire la promotion de son concept, en pleine guerre. La réaction du public est positive. Douk Saga devient un héros national. Il crée l’émeute partout, tant en Côte d’Ivoire, que la sous région et beaucoup plus loin sur le continent. Malheureusement, il n’aura pas le temps de poursuivre son œuvre, puisqu’il meurt dans la fleur de l’âge. Le «sommet de l’Himalaya» sera inhumé demain à 9h au cimetière de Williamsville.