
Le dimanche 15 octobre dernier à l’aéroport d’Abidjan, les fans de Douk Saga s’en sont violemment pris au numéro 2 de la Jet Set, perçu comme l’assassin de leur président. Il en a été de même lorsque Le Molare est arrivé à Ivosep, le service de pompes funèbres. À chaque fois, l’auteur de "Boucan" ne s’en tirait que grâce à ses très costauds gardes du corps.
Pourtant, alors que Douk saga faisait sa maladie, il n’a jamais fait état de rivalité ou d’une tentative d’assassinat de la part de son ami. Il y avait certes des petits conflits d’ego et de leadership, mais Douk Saga n’a jamais cité Le Molare quant à la maladie qui le rongeait. Dans une interview accordée à "Prestige Mag", Le Molare s’exprime et démontre que tout allait bien entre les deux patrons du Coupé-Décalé. En voici quelques extraits.
Question : D'aucuns disent que tu l’as abandonné pendant sa maladie ?
Le Molare : J'ai fini mon album depuis plus de deux ans maintenant. Et comme Stéphane était malade, nous avons décidé de ne pas le sortir. Imaginez-vous, votre album sort et vous vous servez de la maladie de votre ami pour vendre. J'aurais pu faire comme certaines personnes. Et venir à Abidjan pour faire des photos avec lui, ou montrer à la presse que j'ai fait des transferts d'argent à Douk Saga, et autres.
Question : Certaines personnes vous accusent d'avoir empoissonné Douk Saga ?
Le Molare : Je pense qu'il faut retenir deux versions. La première, c'est la version qu'a colportée les journaux pour pouvoir vendre. Il y a des gens qui étaient en dessous pour dire qu'ils faisaient ceci ou cela. Mais moi, je pense que les jeunes qui étaient là-bas se sont emportés ainsi parce qu'ils n'ont pas reçu de vraies informations. Je suis moi-même entré dans la cour d'IVOSEP avec des fans qui criaient. Il y a aussi eu ces personnes qui m'en voulaient effectivement.
Question : De quoi as-tu peur ?
Le Molare : J'ai peur de ce que va être la suite. Cela déchaîne déjà des passions. En disant et en promettant monts et merveilles, nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nul n'est maître de son destin. Peut-être que je ne serai plus là avant que l'enfant ne grandisse.