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Le Molare :"Je possède quelques centaines de millions... au moins !" Thursday, 13.01.2005, 02:39pm (GMT) ![]() En quelques mois seulement, et avec "l’infernale percée" du couper-décaler, il s’est imposé comme un véritable maître à penser des adeptes de ce courant musical. Son slogan : "Faire le malin sauvagement", "travailler sans commune mesure". Et il ajoute que son "Faro n’est pas un petit boucan". Le 27 mars dernier, il a créé une véritable hystérie dans un stade municipal plein comme un œuf. Même si le "travaillement" n’a pas eu lieu (sécurité oblige), il n’en demeure pas moins que l’homme a profondément marqué les esprits. Cet homme, c’est bien sûr le Molare, nouvelle idole de nombreux mélomanes. Retour sur une interview qu’il nous a accordée quelques temps avant ses concerts... Sidwaya (S) : Le 23 mars dernier, tu as été accueilli à l’aéroport international de Ouagadougou par un public nombreux et euphorique. Quel effet cela a-t-il eu sur toi ? Molare (M.) : J’ai été très heureux de constater tant d’engouement et de joie. C’est justement ça la fierté d’un artiste. Je vends du rêve et quand les gens s’y retrouvent, cela me comble d’allégresse et me sert en même temps d’inspiration pour les prochaines œuvres. S. : Qu’est-ce qui se passe d’exceptionnel au cours de tes concerts ? M. : Lorsque je suis sur scène, je fais beaucoup de choses. Il y a le boucan, le travaillement, les derniers pas de "décaler-couper", bref, le meilleur du "Molare" avec tous mes vêtements, tout ce que je peux apporter comme professionnalisme à mon art. S. : Tu parlais justement de travaillement, qui consiste pour toi à distribuer de l’argent pendant tes spectacles. D’où te provient tant de "pognon" et qu’est-ce qui se cache derrière tes actes ? M. Avant tout, je dois dire que je suis éleveur, homme d’affaires, producteur de spectacles, propriétaire de biens immobiliers, d’agence de voyage... Pour en venir maintenant au travaillement, il faut savoir qu’on ne travaille que parce qu’on est fier. Si on est avec un public qui est bien, qui est dans le respect fans-artiste et artiste-fans, on peut travailler sauvagement. Mais il y a également le travaillement pour la promotion du concept. Il m’arrive parfois de m’arrêter dans la rue, de descendre de ma voiture et de donner de l’argent à quelqu’un. Spontanément, les gens pensent que c’est du travaillement alors que c’est juste de la générosité. Le travaillement consiste certes à donner une image positive de ma personne, mais il a également son côté humaniste. S. : Peut-on dire que tu es un homme très riche qui possède une espèce de caverne d’Ali Baba ? M. : Je laisse les gens juger eux-mêmes. Mais la seule certitude, c’est que le "Molare" possède plein de choses. S. : A combien estimes-tu approximativement ta fortune ? M. A quelques centaines de millions... au moins ! S. : Le "Couper décaler" est véritablement en vogue actuellement et fait l’objet de plusieurs interprétations. Comment envisages-tu l’avenir de ce style musical dans un tel contexte ? M. : L’avenir ne dépend pas de moi. Ce sont les fans qui en décident. Le jour où ils diront qu’ils ont marre du "couper-décaler", eh bien, cette danse n’existera plus ! S. : Qu’est-ce qui a entraîné le "divorce" d’avec Doug Saga ? Querelle de leadership ou simple incompréhension ? M. : Effectivement, beaucoup de choses malveillantes ont été dites sur notre amitié. C’est du reste ce qui cré ce différend. Mais je puis vous assurer qu’actuellement les choses sont rentrées dans l’ordre parce que nous avons discuté comme de grandes personnes.
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