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Douk Saga (leader du coupé-décalé) : « Je veux aller à Paris pour demander pardon au Béninois Tuesday, 16.05.2006, 05:25pm (GMT)
Photo du ministre Hamed Bakayoko, douksaga & Jean Jacques Kouame
Le filiforme « faroteur » Jean Jacques Kouamé, avec l’accord de ses parents, accueille depuis un mois son ami Douk Saga dans la splendeur de la résidence familiale, à Marcory. C’est là que le mercredi 3 février, en début de soirée, nous reçoit le Président du mouvement coupé-décalé, victime d’un mal pernicieux il y a plusieurs mois. Après quelques minutes d’attente, le temps qu’il parle affaire avec des opérateurs économiques à bord d’une grosse cylindrée, Douk Saga enfin est prêt à se prêter à nos questions. Le roi du « travaillement » est amaigri et affaibli. Contrairement à son habitude, il n’est pas plaqué. Il flotte plutôt dans un pantalon noir à rayures blanches et une chemise blanche carrelée, le tout griffés Versace. Ses poignets sont ornés de nombreuses chaînes, il porte des sandales et des boucles d’oreilles en or. Sous un des préaux de la grande résidence, il nous rejoint, salut chaleureusement et prend place sur un matelas recouvert de drap blanc. Là où il prend de l’air, entouré des ses proches Coluche, Antoine et Coluche. L’entretien peut commencer. Elite Actuelle : Y a du mieux, président ? Douk Saga : Je vais bien, en tout cas pour l’instant. E.A. : Vraiment ? D.S. : Ces derniers temps, j’ai eu beaucoup de problèmes de santé. Je suis resté alité pendant un long moment. Mais maintenant, avec le soutien de tous, la santé revient. E.A. : Vous êtes passé partout en quête d’une guérison. En France, en Italie, en Angleterre, au Bénin et en Côte d’Voire, qu’est-ce qu’on vous a dit ? D.S.: On m’a dit que je souffre d’une insuffisance pulmonaire. On m’a dit aussi que c’est parce que j’ai couché avec la femme d’un Béninois et que c’est ce dernier qui m’a lancé un mauvais sort… E.A. Comment s’appelle ce Béninois ? D.S.: Il s’appelle Alain Le Béninois. C’est tout ce que je sais de son identité, j’ignore son nom de famille. E.A. : Et la femme ? D.S. : Frida, c’est le prénom de la femme avec qui j’ai eu des rapports. (il interrompt brusquement l’entretien, demande à un membre de son staff de prendre son second portable pour appeler la Présidence de le république. « Appelle-moi L.G., j’ai mis L.G. », ordonne-il. Après plusieurs tentatives infructueuses, l’entretien reprend, ndlr). E.A. Le Béninois, que fait-il à Paris ? Fait-il partie de la Jet set parisienne ? D.S.: Non, il n’est pas membre de la Jet. C’est un homme d’affaires. E.A. : Ce monsieur vous a exigé des excuses publiques si vous tenez à votre guérison… D.S. : Tout à fait, c’est ce qu’il m’a demandé pour qu’il me délivre…Et le jour où je me présenterai à lui, je n’hésiterain’hésiterai pas à le faire. Je n’attends plus que l’occasion. Et comme je rentre bientôt à Paris, dès mon arrivée, je réunirai tous les joueurs ainsi que toutes mes connaissances afin que devant eux, je lui présente toutes mes excuses. E.A. : Pensez-vous qu’il y a vraiment un lien entre le mal qui vous ronge et l’acte d’adultère dont vous vous êtes rendu coupable ? D.S. : Oui je pense, je suis convaincu…Le Béninois lui-même a avoué. Il raconte cela à tout le monde. Tout Paris est au courant.
E.A. : A quelle occasion a-t-il fait cette confidence ? D.S. : Dans les maquis, les restaurants et autres milieux parisiens fréquentés aussi biens par les Africains que les Européens. E.A. : Avez-vous cherché à le rencontrer ? Avez tenté de le joindre par téléphone ? D.S. : Pas du tout. Mais dès que je serai à Paris, je le ferai. E.A. : Quand serez-vous à Paris ? D.S. : Dans deux semaines, si Dieu le veut. E.A. : Air France, sur conseil de certains médecins vous a une fois refuser le voyage sous prétexte que vous n’êtes pas apte à prendre l’avion parce que trop faible. Pensez-vous que cette fois–ci ce ne sera pas le cas ? D.S. : En son temps, j’étais vraiment mal en point. Mais aujourd’hui, ma santé s’est améliorée. E.A. : Toujours à propos de la cause de votre maladie, vous avez également mis en cause un membre de votre famille. Maintenez-vous toujours cette accusation ? D.S. : (Son portable sonne. Temps mort…) Effectivement, c’est un membre de ma famille. Mais je ne vous en dirai pas plus, c’est confidentiel. E.A. : C’est une autre cause de la maladie dont vous souffrez… D.S. : Oui, c’est la vérité. E.A. : Mais qui vous l’a dit ? D.S. : C’est la prophétesse Massandjé qui m’a fait la révélation. Elle m’a cité le nom de la personne mais c’est confidentiel. E.A. : Pour quelles raisons cette personne vous en voudrait-elle ? D.S. : Massandjé m’a dit que c’est parce que j’ai refusé de donner de l’argent à la personne qu’elle m’a lancé un mauvais sort. E.A. : Vous avez fait la paix maintenant avec votre mère que vous n’avez connu que lorsque vous aviez 17 ans… DS : Elle était venue me soutenir avant-hier (lundi dernier, ndlr). Il n’y plus de brouille entre nous. E.A. : Comment se nomme-t-elle ? DS : Fatou Doukouré. Elle réside ici à Abidjan, précisément à Treichville. E.A. : Quelle était la cause de votre mésentente ? D.S. : Confidentiel ! EA : C’est plus tard, à 17 ans, que vous l’avez connu. Vous avait-elle rejeté entre temps ? D.S. : Le moins que je puisse dire, c’est que je n’ai pas connu d’amour maternel. E.A. : Et votre père. Le connaissez-vous ? D.S. : Il se nomme Ibrahim Doukouré. Il vit aux Etats-Unis depuis 20 ans. EA : Quels sont vos rapports ? D.S. : Nous nous sommes une fois rencontrés à Londres, en Angleterre. E.A. : De quoi avez-vous parlez ? D.S. : On a parlé de tout et de rien. Bon, je suis fatigué (il met fin à l’entretien et s’étend sur son lit. Après quelques minutes de négociations avec son staff, Il se relève difficilement, on peut continuer. ) E.A. : A un moment de votre souffrance, avez-vous eu peur de mourir ? D.S. : Jamais, à aucun moment E.A. : Tout récemment,le président de la République, Laurent Gbagbo, vous a téléphoné directement… D.S. : C’était pour moi un événement. Ce coup de fil direct du président Laurent Gbagbo que j’ai reçu, il y a au moins une semaine, m’a fait beaucoup de bien. Franchement, je ne m’y attendais point. E.A. : Que vous a-t-il dit. D.S. : Le président, mon homologue, m’a dit qu’il attend de moi un prompt rétablissement et m’a conseillé, pour l’heure, de ne pas essayer de voyager. Depuis ce jour, il a gardé le contact avec moi. Tout à l’heure, c’est lui que je tentais de joindre. Mais ça ne passe pas… E.A. : Tenez –vous toujours à ce qu’il vous décore ? D.S. : Absolument, je lui ai déjà dit ça. E.A. : Pourquoi tenez-vous à cette décoration ? D.S. : Parce je suis le leader de la musique ivoirienne. E.A. : Voulez dire le leader du coupé-décalé ? D.S. : Je suis le leader de la musique ivoirienne en général. E.A. : Bien que malade, vous êtes toujours bien mis. Voulez-vous présenter ce que vous porter ce soir ? D.S. : Je porte un pantalon noir à rayures blanches, C’est du Versace. Tout comme ma chemise blanche carrelée. Quant aux deux petites boucles d’oreilles, elles sont en or. (Douk donne des signes de fatigue. On s’y attendait, il se couche et demande à Coluche de le couvrir avec son grand drap. Il s’endort. Cette fois-ci l’entretien est terminé. Quelques minutes plus tard, arrive son guide spirituel, Prophétesse Monnet de l’église Le Rocher qu’il fréquente, il y a environ deux semaines. La dame de Dieu se présente au chevet du malade. Jean Jacques Kouamé la réjoint.Nous profitons pour faire sa connaissance et disons au revoir, laissant le malade se reposer sous son drap blanc, ndlr). Entretien réalisé par Schadé Adédé et Geoffroy Sakré
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