Après plus d’une année d’absence au pays, vous voilà de retour. Peut-on connaître l’objet de votre séjour ?
- Oui, c’est vrai, je me suis absenté du pays, pendant plus d’un an. Mon dernier voyage à Brazza remonte, exactement, à décembre 2004. Je suis venu finaliser les clips de mon nouvel album: «Virgule», qui est déjà disponible en CD et cassettes audio, depuis le 14 janvier 2006. Et si tout se déroule comme prévu, je repars en France, le 25 de ce mois.
• Justement, à propos de cet album, pouvez-vous nous le présenter, en quelques mots ?
- «Virgule» est un album de douze titres, avec plusieurs styles de musique. On y trouve des sonorités Rnb, soul, du zouk, de la musique mandingue, c’est-à-dire le style congo-mali, de la rumba un peu fiesta, de la rumba pure qu’on a l’habitude d’écouter, aujourd’hui, et puis du chaud, quoi.
• Peut-on connaître le label qui l’a produit et, éventuellement, celui qui le distribue ?
- Virgule est le fruit d’une coproduction entre la DRTV (Digital Radio Télévision) et Kemi Production qui représente Quentin Moyascko et le groupe Extra Musica International.
Pour ce qui est de la distribution, elle est une exclusivité de Digi-Boutique.
• Tout le monde sait que, jusqu’à peu, le groupe de Quentin Moyascko s’appelait Extra Musica International. Mais, en regardant l’affiche de votre nouvel album, on constate que vous y avez ajouté «Le vrai», pourquoi, le vrai ?
- Pourquoi le vrai ? Eh bien, c’est, tout simplement, parce que je me suis rendu compte qu’il fallait que je rétablisse une certaine vérité sur l’histoire d’Extra Musica ; cette vérité est que c’est là où se trouve Quentin Moyascko qu’il y a le vrai Extra Musica. Donc, ma voix représente le vrai cachet d’Extra Musica.
• Leader d’Extra Musica International, depuis quelques années, vous êtes basé en Europe, précisément à Paris. Comment expliquez-vous que le gros de votre troupe, se trouve ici, à Brazza ?
- Si vous ne le savez pas, je vous informe que j’ai ma petite famille en France.
Cela dit, je n’ai d’autre profession que la musique ; je ne vis que de ça. Par conséquent, je ne peux qu’aller où j’ai plus de contrats. Il y a un adage bien connu des Congolais qui dit que le poisson suit le courant de l’eau. Si je suis en Europe, c’est parce que je tourne plus là-bas qu’ici. Et à propos du groupe qui est basé ici, à Brazzaville, j’en profite pour annoncer que nous avons pas mal de spectacles en vue. En effet, grâce à la maison qui nous fait tourner en Afrique, «Bigal communication», le groupe donnera deux concerts au Tchad, en octobre prochain. Après, on fera la Centrafrique et d’autres pays de la sous-région.
• Ne pensez-vous pas que cela peut être un facteur déstabilisateur pour votre groupe, et je sais de quoi je parle… ?
- Je pense que le problème se poserait, si et seulement si les musiciens de mon groupe n’en voient pas les retombées. Et ça, mes musiciens en sont conscients. Je m’arrange, quand même, à équiper le groupe, à acheter le matériel. Ce qui fait que, même si je ne suis pas là, mes musiciens peuvent se produire. Je pense que c’est ça le plus important.
• L’album sorti, Quentin a-t-il un programme ?
- J’ai un programme, pour le mois de juin prochain, qui est la période de promo de mon album. Donc, pour le moment, j’essaie un peu de réunir tous les éléments qui feront que la promotion du produit se passe dans de bonnes conditions. Je suis donc plus concentré sur le travail de mes clips.