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Congo(R.D.C)

la descente aux enfers du “Ndombolo”!
Sunday, 28.05.2006, 06:01pm (GMT)





La saveur de cette musique devient de plus en plus aigrelette qu’il faudrait qu’on se mette à son chevet en lui apportant une thérapie qui convient. Selon une dépêche de l’agence Syfia parue aux lendemains du Fespam (Festival Panafricaine de musique). Cette, fête de la musique africaine a pu révéler aux grands jours les maladresses, les incoguités et les intempéries et les inconséquences d’une musique congolaise en perle de vitesse.

Il est triste de constater que les rythmes, trop répétitifs de cette musique ont fini par lasser un public qui en a marre aujourd’hui à se trémousser avec le Ndombolo. l’illustration de cette méfiance s’est confirmée dernièrement au stade Felix Eboué où se déroulait le Fespam. Des nombreuses personnes avaient quittées le stade avant la fin du spectacle offert au public par les congolais de deux rives. Le Ndombolo de deux Congo n’a plus d’attrait et est voué aux gémonies au profit du coupé décalé ivoirien qui fait aujourd’hui le bonheur du public africain.

D’après les informations recueillies par l’agence de Presse Syfia, « la raison est assez simple. La musique de deux Congo, qui par le passé enthousiasmait par sa richesse le public de tous les ages en Afrique, est en complète perle de vitesse. Elle ne plait plus. Les jeunes d’aujourd’hui, frappés par le chômage, se lancent dans la musique après avoir pris de la drogue. Si bien que ce qu’ils font n’a pas de sens ». A Brazzaville, une dame s’est plainte en quittant le stade un peu fâchée contre un ensemble congolais qui continuait à monopoliser le podium alors que les spectateurs lui demandaient de s’en aller. Le lendemain, sur d’autres sites du festival, les orchestres des parterres déserts, confirme la dépêche de Syfia. Cette décadence appelle un débat, lequel fait couler encre et salive.

Le manque de créativité et d’originalité

Des personnes qui ont été contactées affirment sans ambages que les orchestres congolais qui passent manquent cruellement d’originalité et de créativité. Tout font du “Ndombolo (rythme né à Kinshasa au début des années 90)”. Si bien qu’il est difficile de distinguer la musique d’un orchestre à l’autre. Il n’y a aucune différence entre ce que fait Werrason et J .B. Mpiana. Ou encore entre Koffi et Wazekwa.

Tous les jeunes qui les suivent en font autant. Ils se copient. Les albums se suivent sans rien apporter du nouveau. Cela dégoûte! Le musicien Quentin Mouyasko, contacté par la presse, patron du groupe Extra-Musica international, installé en France, confirme ce recul des formations congolaises. « A Paris, notre musique n’est plus demandée comme avant. Parce que tous font la même chose. A l’époque de nos anciens, chacun avait son style. Et cela marchait mieux », avoue-t-il sans dire toutefois comment il compte échapper à cette désaffection.

La rumba va revenir

De l’enquête menée par l’agence Syfia auprès des observateurs congolais, la faillite de la rumba, le rythme mythique qui a fait le bonheur du continent noir des années 50 jusqu’au début des années 90 avec les artistes comme G rand Kallé, Franco, Tabu Iey, les bantous de la capitale... est due à une mauvaise transition entre l’ancienne et la nouvelle génération. Les anciens jaloux de leur art n’ont pas voulu transmettre leur savoir aux jeunes. Et ces derniers à leur tour par orgueil ne s’approchent pas des vieux, se croyant déjà suffisants, explique Godefroid Baouadila, directeur de publication du journal « Maintenant » à Brazzaville.

Des producteurs pointés de doigt

D’anciens musiciens accusent eux les producteurs installés en Europe et sur les deux rives du Congo d’être à l’origine de cette dégringolade. « Quand on a lancé le Ndombolo, ce style a fait un grand succès. Les commerçants se sont emparés du marché. Ils ont commencé à exiger aux jeunes de faire du Ndombolo avant de se faire produire.

Démunis, ceux-ci acceptent. Et tous les orchestres qui ont suivi en ont fait autant dans l’espoir que ça marcherait. Eh bien, ce n’est plus le cas aujourd’hui ! Résume le guitariste-auteur compositeur Lutumba Simaro. Il espère comme les autres que cela passera. « Ce n’est qu’un effet de mode. La rumba va revenir », assure-t-il.

En entendant les rythmes venus d’ailleurs paraissent plus accrocheurs et s’installent sans problème sur le terrain du Ndombolo. C’est le cas du coupé décalé de Côte d’Ivoire et du Zouk venu des caraïbes. Ils font un tabac dans les bistrots et les boites à musique de Brazza et de Kinshasa. Dans le coupé décalé, chaque groupe à sa façon de jouer. La rythmique est bien arrangée. Ce n’est pas monotone. Quant au zouk, il est varié. C’est presque une grande musique.



Uhuru | Johnny Kokolo | Digitalcongo.net







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