La justice française tend le filet aux frontières. Le premier de
ces chanteurs qui franchira l’espace Schengen sera cueilli comme un
fruit mûr.

Le Camerounais Simon Nzonang vient de terminer de constituer un dossier
judiciaire sur quatre artistes-musiciens congolais Koffi Olomide, Ferré
Gola, Bill Clinton et Jus d’Eté. Aux anciens patrons des Marquis de
Maison Mère, le producteur camerounais reproche le non-respect du
contrat qui les liait à la création de cet orchestre. Les trois se sont
séparés sans se rendre compte qu’ils avaient des obligations vis-à-vis
du producteur Simon qui, à l’époque, avait mis des sommes d’argent
importantes à leur disposition qu’il n’a pu récupérer à ce jour. Pour
Koffi Olomide, le grief, c’est d’avoir inséré une chanson de Ferre
Chair de Poule dans l’album Danger de mort de Quartier Latin
International sans l’autorisation préalable de son ancien producteur
qu’est Simon Nzonang.
La justice française tend le filet aux frontières. Le premier de ces
chanteurs qui franchira l’espace Schenghen sera cueilli comme un fruit
mûr.
C’est depuis longtemps que l’on parle de ces actions en justice à Paris
mais, l’avocat de M. Simon (comme on appelle familièrement le
producteur camerounais) vient de déposer une plainte avec des preuves à
l’appui au tribunal de Bobigny à Paris. Un dossier costaud.
Pour sa part, Werrason, dans une récente interview à une revue
parisienne, accuse Simon Nzonang d’avoir été à l’origine de la
dislocation de Wenge Musica, formule originelle. Affaire à suivre.