
Le staff “La firenze” avait réservé un accueil délirant à Papa Wemba à son arrivée à Bruxelles en provenance de Paris. Une voiture de grand luxe était mise à sa disposition pour la circonstance. Habillé avec des griffes dernier cri, Papa Wemba ne se doutait pas de ce qui allait lui arriver, alors qu’il tentait de se rendre au dancing «Le président».
Dans ce lieu, ses affidés avaient prévu des réjouissances en son honneur. Pourtant, sur place, un comité d’accueil plutôt hostile s’était également préparé pour compliquer la vie. Les fameux «Bana Congo» avaient en effet tout planifié pour pourrir la vie du chef coutumier du village Molokaï.
Des cris, des injures, des quolibets, ... puis des jets de pierre et d’autres projectiles encore partaient de tous les coins, convergeant vers le lieu où était censé se trouver Papa Wemba.
Oubliant qu’il était bien «sapé», le Kuru n’a eu la vie sauve que dans la fuite, abandonnant même le véhicule de luxe mis à sa disposition par ses inconditionnels. Ekumani ne pouvait distinguer dans ces conditions qui était avec lui et qui lui voulait du mal.
Les raisons qui ont mis les «Bana Congo» dans cet état seraient liées au fait pour Papa Wemba d’avoir battu publiquement campagne en faveur d’homme politique. Comme on peut le constater, c’est pour des raisons autres qu’artistiques que Papa Wemba a fait l’objet d’une agression à Bruxelles.
Selon nos sources, la bande des «Bana Congo» serait déterminée à poursuivre ses actions contre la star congolaise de la chanson. La musique et la politique ne font pas bon ménage nous en convenons, mais ce n’est nullement une raison suffisante pour que la violence soit systématiquement instituée contre Papa Wemba.