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Koffi Olomide vient de s'acheter la nouvelle Bentley! Tuesday, 20.03.2007, 03:39am (GMT) Nous serions ingrats si nous ne retracions pas l’itinéraire qu’a pris cet autre grand de la musique congolaise qui n’est autre que Chocolat Chaud Koffi Olomide dit «Mopao Mokonzi». De son vrai nom Antoine Agbepa. Naturellement son multiple talent fait de lui le plus grand artiste de la famille musicale africaine.
En vingt huit ans de carrière, Olomide totalise plus de 150 chansons dans son répertoire et ses chants peignent notre société et dominent dans tous les sphères. C’est un artiste qui incarne toute une nouvelle génération des musiciens au Congo. Il a aujourd’hui une charmante voix qui fait de lui la meilleure musique de son pays à écouter.
A l’heure où la plupart de ses collègues dorment Koffi, fils chéri à Maman Amie, grand frère de Robert Mapindi alias Tutu Robat, bosse dur pour attirer le public à consommer ses œuvres. Toutes ses sorties musicales sont des occasions de visiter nos émotions, nos sentiments ainsi que nos amours, commente Chaîda Tamovi, son fanatique à partir de Kinshasa. A travers ses beaux thèmes dans le texte et ses belles mélodies dans les paroles, Antoine oriente la vie de chacun d’entre les mélomanes. La création, l’innovation et le changement, trois éléments fondamentaux qui contribuent à son succès. Il est l’une des rares stars de la chanson dont l’intelligence ne peut en aucun cas être mis en doute. Avec son tout dernier album intitulé «Monde Arabe» qui a redonné à la rumba congolaise la place de choix qui fut la sienne dans les années de 60, le chanteur parvient à contrôler de nouveau la RDC et tout l’ensemble du continent. L’histoire renseigne que Koffi a commencé à se faire remarquer dans les milieux musicaux zaïrois dès la seconde moitié des années 70. «Onia» fait partie de ses premières chansons. Mais le peu de succès qu’elle recueillit à l’époque incitera le chanteur à reprendre le thème plus de quinze ans après dans «Tsiane», l’un des hits de l’album «Pas de faux pas». Création du Quartier Latin ! En 1977, sous pression de son frère lui qu’on appelle, Koffi profite de ses vacances au pays pour enregistrer au studio Vévé de Kinshasa ses premières chansons. «Asso» et «Princesse ya Sanza» qui consacrent la grande valeur de la femme. C’est à cette époque qu’on a commencé à me surnommer ‘‘ L’étudiant le plus célèbre du Zaïre. J’écrivais de texte des chansons pour des artistes de renom. Je n’avais pas de groupe mais je collaborais avec beaucoup de chanteurs qui en avaient besoin », a déclaré Olomide lors de son passage à RFI. Il travaillait notamment pour Zaiko Langa Langa mais se distingue surtout avec Papa Wemba et intervenait à la guitare dans son groupe Viva-la-Musica. L’année 1983 va constituer un tournant décisif dans sa carrière avec l’enregistrement de son tout premier fleuron artistique nommé «Ngunda». Mais le chemin à parcourir semble encore long d’autant plus qu’à Kinshasa, il doit s’associer à des formations existantes s’il veut se produire sur scène et enregistrer. Il réalise ainsi deux disques en duo, l’un avec le chanteur Yakini Kiesse et l’autre avec Fafa de Molokai. Cette situation qu’il vit comme une contrainte ne peut durer indéfiniment. C’est ainsi qu’en 1986, Olomide fonde son propre groupe d’accompagnement, appelé Quartier Latin, un collectif de musiciens, de chanteurs et de danseuses qui va donner à son personnage, une véritable dimension d’homme de scène et de créateur à part entière. Suivant l’exemple de son aîné Papa Wemba, il va bientôt pouvoir enregistrer tour à tour, sous son propre nom et sous celui du Quartier Latin, un procédé qui lui apporte le triple avantage de donner un travail régulier à son personnel musical, de valoriser les talents des musiciens du groupe en tant qu’auteur compositeur et interprètes mais aussi d’accélérer le rythme de sortie de ses productions. Koffi se fait une école de musique «Celui qui dit je sais n’a pas tord. Celui qui dit qu’il ne sait pas non plus n’a pas tord mais a tord, celui qui dit je sais alors qu’il ne sait rien». Cette phrase, véritable maxime, est de Koffi Olomide qui doué de l’art, a toujours sélectionné de beaux musiciens, très talentueux qui défendent valablement la couleur «Tchatcho». Les chanteurs Zuzuki Luzubu, Eldorado, Djunafa, Babia Ndonga, Sam Tshintu, Somono, Modogo, Willy Bula, Bienvenu, Popolipo, Lebu Kabuya, Fofo, et les danseuses Rosette Kamono, Fifi, Miel, Mireille et Mboyo, ces deux dernières déjà dans l’outre tombe, faisaient tous partie de la première génération des musiciens de Quartier Latin. Grâce à cet orchestre, «L’étudiant le plus célèbre du Zaïre» a usé le ton de se produire à chercher un son accessible à d’autres publics que les seuls Zaïrois et Congolais. C’était une évolution naturelle pour un artiste qui partage sa vie entre Paris et Kinshasa. A donc raison, celui qui a dit qu’un beau spectacle nécessite la prestation d’un minimum de quinze musiciens et l’intervention torride des danseuses. En créant Quartier Latin, Olomide a connu une grande ascension fulgurante. Son succès fait pâlir ceux des plus grands noms de la scène zaïroise ce qui lui vaut le surnom de «Rambo du Zaïre». En l’espace de quatre ans, il réalise sept albums, soit sous son nom soit sous celui de son groupe. «Pas de faux pas», «Magie», «Ultimatum», «Droit de Veto», «Force de frappe» et «Affaire d’Etat», tels sont les différents albums à vie que Mopao Mokonzi a pu réaliser avec ses poulains de Quartier Latin International avant «Danger de mort»,
le récent opus qui cartonne sur le marché. A travers cette œuvre
collective, les mélomanes ont retrouvé la musique telle qu’ils
préfèrent mais avec un style nouveau dont la spécialité est «le
Ndombolo». Ses musiciens ont cette fois-ci opté pour la rumba, donc une
originalité nouvelle. Les mineurs s’annoncent ! Aussi longtemps que Olomide sera en vie, Quartier Latin International existera toujours. 90% de musiciens qui ont démarré l’orchestre avec lui ne sont plus avec lui aujourd’hui. Il y a eu des départs successifs du coté des chanteurs tout comme des instrumentistes. Il y en a même qui ont formé des groupes tel «Academia et Intégral», à l’image de «Quartier Latin original » mais malheureusement la chance ne leur pas souri. Trois générations ont succédé depuis et dans la dernière se sont retrouvés les Fally Ipupa, Ferré, Gibson, Junior, Soleil qui ont tous pris leur distance par rapport à Papa Fleur. Tout cela n’a pas occasionné la chute ou la déstabilisation de l’orchestre ni de son leader qui est toujours dynamique et qui continue son bonhomme de chemin. Avec les «Mineurs», particulièrement les nouveaux chanteurs qu’il vient de recruter dans son Quartier Latin International à travers la capitale congolaise et dont la moyenne d’âge est de 20 ans, Mopao Mokonzi est serin. «2007 va être l’année de la vérité», a-t-il déclaré ajoutant qu’il est déterminé de bouleverser les données avec l’avènement des Mineurs que le public va découvrir dans son tout prochain fleuron artistique. Le
géniteur de Cucu est très satisfait du parcours brillant de son groupe
qui a contribué à son apologie musicale, même si l’on dit qu’il n’y a
pas de rose sans épines. Pour célébrer avec faste le 20ème anniversaire
de Quartier Latin, la star congolaise envisage de livrer un concert
VIP, les 14 et15 décembre prochain, dans une île au sud de la France.
Raison pour laquelle, Chocolat Chaud regagne Kinshasa, sauf imprévu ce
jeudi pour préparer ses musiciens qui vont l’accompagner à ce périple
qui s’annonce époustouflant.
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