• De nouveau à Abidjan ?
-
Barbara Kanam : Oui, de nouveau à Abidjan (elle sourit). Mais j'étais
là il y a un mois. Je viens régulièrement parce que j'ai ma famille
ici. - Awilo Longomba : Moi je viens
rarement, parce que je n'ai pas ma famille ici, j'ai plutôt des amis
ici. La dernière fois que je suis venu, c'était pour les Top d'Or, en
2005.
• Vous étiez ensemble au Top d'Or 2005…
- Barbara Kanam : Oui, nous étions ensemble au Top d'Or.
• Vous étiez encore ensemble au Tchad…
- Barbara Kanam : Oui, ensemble au Tchad dernièrement. Nous étions aussi au Cameroun pour la fête de la musique.
• On ne voit plus l'un sans l'autre…
- Awilo Longomba : Nous sommes des artistes, donc nous sommes souvent ensemble.
…
- Depuis qu'on a fait le titre Bibi Madeleine ensemble, quand les
organisateurs de spectacles sont intéressés par moi, ils l'invitent en
même temps. Quand elle est sollicitée, on me sollicite aussi…
•
On va aller droit au but, on sait que vous sortez ensemble alors
pourquoi vous ne dites pas comment votre histoire d'amour a commencé ?
-
Awilo Longomba (Il sourit) : On s'est vus, et puis le courant est bien
passé entre nous. Il y a eu une amitié forte entre nous. Comme nous
venons tous les deux du même pays, le courant est très vite passé entre
nous.
• De vous deux, qui a fait le premier pas ?
-
Awilo Longomba : C'est l'homme qui fait le premier pas. Barbara n'est
pas une femme qui passe inaperçue. Pour moi, c'est la plus belle, la
plus jolie. Elle m'avait déjà fait flasher quand j'étais membre du jury
des Kora. J'ai vu une de ses vidéos et j'ai découvert une très très
belle chanteuse. J'ai eu un coup de cœur. J'ai été touché par sa voix,
son élégance, sa beauté. Je ne savais pas comment la rencontrer alors
je priais le bon Dieu pour qu'il fasse en sorte que nos chemins se
croisent.
• La suite ?
-
Quand je l'ai revue, en vrai, j'avoue que je ne l'ai pas reconnue. Ce
jour-là, nous étions sur le même vol pour l'Afrique du Sud. Mais si
j'avais su qu'elle était chanteuse, je n'allais pas faire le premier
pas. Parce qu'une chanteuse, tout le monde la veut et c'est un vrai
problème. Moi, je suis très jaloux alors j'aime bien avoir une femme
qui est discrète… Alors nous étions dans le même avion pour aller en
Afrique du Sud, mais c'est une fois qu'on a atterri que l'une de mes
danseuses, une Ivoirienne, m'a dit que la dame avec qui je discutais
était une chanteuse. Mais il était déjà trop tard, parce que mon cœur
battait pour elle, et je me suis dit : chanteuse ou pas, je la veux.
-
Barbara Kanam : Moi, je l'ai remarqué sur scène, de loin. Ce qui m'a
attiré chez lui, c'est sa simplicité. C'est un très grand artiste, il
est très connu, mais je l'ai trouvé très simple et très intelligent. Je
me disais qu'un musicien avec des locks, ça faisait tête brûlée. Mais
quand je l'ai approché, j'ai constaté qu'il était extraordinairement
simple, affectueux, respectueux. En fait, moi, personnellement, je ne
me voyais pas avec un artiste. Mais en parlant avec Awilo, au fur et à
mesure…
• Ah bon ?
-
Barbara Kanam : C'est vrai, les artistes ce n'était pas vraiment mon
dada. Un homme artiste, c'est très difficile à gérer. Il a une carrière
qui l'amène à voyager énormément, à rencontrer beaucoup de personnes…
-
Awilo Longomba : Ce qui m'a attiré chez Barbara, c'est son
intelligence. C'est une femme super intelligente. Elle pouvait être
très très belle, mais si elle n'avait pas cette intelligence, ça
n'allait pas m'intéresser. J'ai vu en elle une fille super cultivée. En
plus, quand on a commencé à se connaître, j'ai fait le rapport avec la
chanteuse que j'avais vue en vidéo aux Kora qui me faisait rêver.
• Attendez ! Si on vous suit bien, au Top d'Or, vous étiez déjà go et gars…
- Barbara Kanam : Au Top d'Or, on était en pourparler (elle rit).
• Pourtant, on vous savait occupés, l'un et l'autre. Barbara, tu n'es plus avec le père de ton fils ?
-
Barbara Kanam : Je respecte le père de mon fils. Mais, c'est sûr que si
je suis avec Awilo, c'est que je ne suis plus avec lui. On peut être
ensemble et puis se séparer un jour. Ça arrive à tout le monde.
-
Awilo Longomba : Moi aussi, je suis un homme libre. Mon histoire avec
Barbara est arrivée au moment où nous étions tous les deux libres.
• Vous avez des projets ensemble, hors musique ?
-
Awilo Longomba : L'homme propose Dieu dispose. Barbara a un public à
satisfaire, moi aussi. Donc nous devons d'abord respecter notre
travail, parce que c'est ce qui nous nourrit.
• Ça ne nous dit toujours pas si vous avez un projet de mariage, des enfants, par exemple…-
Awilo Longomba : Mariage ? Le moment venu, on vous le dira. Mais pour
l'heure, je ne suis pas un cœur à prendre, Barbara non plus.
…
-
On va construire une vie ensemble, on va essayer de penser à nos
enfants : le fils de Barbara, mes enfants. On est un couple, on n'est
pas obligés de dire qu'on va faire d'autres enfants. Si Dieu nous donne
des enfants, c'est bon. Sinon comme tout bons parents, pour le moment,
on fait des projets pour nos enfants.
…
-
En dehors de cela, Barbara est l'aînée de sa famille, moi aussi je suis
l'aîné de ma famille. Nous sommes des responsables. Et nous projetons
d'avoir plein de choses en commun, des maisons etc. On a aussi des
projets musicaux ensemble.
• Vous habitez ensemble ?
-
Awilo Longomba : Qu'on habite sous le même toit ou pas, ce n'est pas le
plus important. Sachez que Barbara n'a plus de mec en dehors de moi, et
moi je n'ai plus de nana en dehors d'elle.
• Awilo, tu n'as pas répondu à la question ?
-
Awilo Longomba : Bon c'est vrai, on habite ensemble depuis quelque
temps. Nous avons trouvé un appartement et nous vivons à Paris, à
Neuilly, voilà.
• Que répondez-vous à ceux qui disent que les couples de stars, c'est très éphémère ?
-
Awilo Longomba : L'homme propose Dieu dispose. Je ne sais pas pour les
autres. Mais nous, nous nous aimons. Nous sommes de grandes personnes,
et ce n'est pas aujourd'hui que nous avons commencé à vivre. Chacun de
nous a son passé. Et nos passés respectifs nous ont permis de mûrir.
Nous savons ce que nous voulons.
• Il y a aussi ceux qui font des mains et pieds pour vous séparer, les torpilleurs comme on dit…
-
Awilo Longomba : Ça, ça ne manque pas. Par exemple, il y a des gens qui
sont allés voir Barbara pour lui dire : «Awilo, c'est un musicien,
c'est un faux type, il va te donner quoi ?» En fait, les gens ne
pensent qu'au matériel. Même à moi, il y a des gens qui sont venus me
dire que je suis le chouchou des filles, maintenant je m'affiche avec
Barbara, ce n'est pas bon etc. Je vais vous dire quelque chose, je me
fous de ce que les gens pensent.
…
- Barbara Kanam : Parlant d'argent, moi, je l'ai même dit dans ma chanson
Bibi Madeleine, ce n'est pas cela la base de l'amour. La preuve, j'ai
connu des gens qui sont certainement plus riches qu'Awilo, qui m'ont
proposé de grandes choses. Mais pour moi, c'est l'amour qui compte. Je
suis sincère et je pense qu'Awilo l'est aussi. Il y a des femmes qui
ont beaucoup d'argent, qui vivent avec des hommes hyper riches, mais
qui ne sont pas heureuses. L'argent, ce n'est pas la base de l'amour…
-
Awilo Longomba : La plupart des gens qui m'ont jugé sans me connaître,
ceux qui ont dit à Barbara que je suis un faux plan et tout, quand ils
nous ont approchés, ils ont vu qu'ils nous avaient mal jugés.
• Et de ton côté, Barbara, tu as subi des pressions ?
-
Barbara Kanam : J'ai subi beaucoup de pressions. Une chanteuse, aux
yeux des gens, c'est une femme libre qui fait rêver. Alors, le fait de
m'afficher avec Awilo, je ne dis pas que cela m'a porté préjudice, mais
j'ai subi beaucoup de pressions.
• Des pressions de la part de qui, Barbara ?
-
Barbara Kanam : Je n'ai pas subi de pressions venant de mes parents,
parce qu'ils respectent mes choix. C'est plus du côté de mes amis que
viennent les pressions. En fait une chanteuse, les gens la voient comme
une restauratrice, même si elle est mariée, on préfère qu'elle donne
l'impression d'être libre.
…
-
(Cette fois, le ton monte) : Je vis l'instant présent. Je le vis bien.
A la limite, je ne veux pas me poser de questions. Si ça dure un mois,
un an ou 20 ans, je pense que c'est Dieu seul qui sait ce qu'il fait.
Je respecte mes fans, je respecte ma carrière, mais en retour, je veux
qu'on respecte ma vie privée. J'en parle aujourd'hui parce que la Côte
d'Ivoire est le pays qui m'a faite, en partie, c'est mon pays
d'adoption. Les gens ont besoin que je leur explique. Mais je pense que
ce n'est pas cette histoire d'amour qui va m'empêcher de chanter.
• Awilo, cela fait combien de temps que vous êtes ensemble ?
- Awilo Longomba : Cela fait trois ans maintenant.
• Ça veut donc dire pendant les Top d'Or…
-
Barbara Kanam (coupe) : Je vous ai déjà dit que pendant les Top d'Or
c'étaient les pourparlers. Il fallait que les bases soient solides
(elle rit). |