Après son magnifique concert au Palais de
la culture, c’est un Fally, frais et détendu qui nous a reçus à son
hôtel. La bonne humeur est de mise et c’est parti pour une causerie
très cool avec le DiCaprio congolais.
• Ton état d’esprit après ce concert ?
- Ça m’a fait plaisir de jouer devant les Ivoiriens. Ils sont
formidables. Ils m’ont bien accueilli. Je suis très content et je
glorifie l’Eternel. • Fally Ipupa, c’est aussi un de tes nombreux surnoms ?
- Ipupa, c’est mon nom de famille. Fally, c’est le prénom que mon père
et ma mère m’ont donné. Plus précisément, je m’appelle Fally Ipupa
Nsimba. Fally Ipupa, c’est donc un artiste musicien congolais. Je suis
né à Kinshasa le 14 décembre 1977. Mon père s’appelle Ipupa Ebambi. Il
était homme d’affaires. Et ma mère est Monique Bolotu Limbo. Elle est
ménagère.
• Tes parents t’acceptent bien comme artiste chanteur ?
- Je ne veux pas parler d’eux.
• Peux-tu nous parler au moins de tes frères et sœurs ?
- Je suis issu d’une famille nombreuse. Mon père avait beaucoup de femmes.
• Tu vas faire comme lui, n’est-ce pas ?
- (Il rit). Non. Je ne suis pas pour la polygamie. Et je ne ferai pas
comme mon père. Je suis trop timide. Je ne pourrai pas gérer plusieurs
femmes à la fois. Je préfère garder une pour faire du sérieux avec
elle.
• Mais la musique et toi, ça remonte à quand ?
- Il faut dire que la musique, c’est inné d’abord chez moi. Et puis,
j’ai commencé, comme tout artiste congolais, dans de petits groupes de
quartier. J’ai commencé vraiment à m’intéresser à la musique lorsque
j’avais 15 ans. Ce sont les générations de Koffi, Papa Wemba et bien
d’autres qui m’ont donné le goût de la musique.
• Comment as-tu rencontré Olomidé avant d’intégrer son orchestre ?
- A l’époque, on avait un petit groupe dans le quartier et on venait de
faire un album dont on faisait la promotion à la télé. C’est à partir
de là que le grand Mopao m’a repéré. Il a envoyé des gens pour me
proposer d’intégrer son groupe. Voilà comment tout est parti.
• Quel était ton rôle véritable au sein du Quartier Latin ?
- J’étais chanteur, chorégraphe et quelquefois je faisais les
animations comme vous les appelez ici, «atalaku». Je suis connu en tant
que chanteur, mais j’étais polyvalent.
• Avais-tu l’intention de quitter un jour, ce groupe ?
- Non. Je n’y avais pas pensé. Tu sais, j’étais encore tout jeune
quand j’entrais au Quartier Latin. J’ai dû apprendre encore beaucoup
de choses au sein du Quartier Latin. Et puis, je n’avais pas tout de
suite l’idée de le quitter. J’étais petit et je ne pouvais pas penser à
cela à ce moment.
• Et aujourd’hui, tu as décidé de voler de tes propres ailes…
- Effectivement. Parce que quand on grandi, il faut savoir marcher
seul. Mais avant de partir, je lui avais demandé une mise en
disponibilité.
• Ce qu’il n’a pas apprécié…
- Oui. Il n’avait pas apprécié. .. Il ne voulait pas que je parte. Mais je crois qu’il a compris maintenant.
• Dans tes chansons, les femmes sont présentes en permanence.
Elles t’inspirent autant que ça ?
- Oui. Je dirai que ce n’est même pas un choix. Mais c’est quelque chose d’inné en moi.
• Comme la séduction, aussi …
- Non, j’aime plutôt être séduit. (Rires)
• Tu te souviens du nombre de filles qui t’ont déjà eu dans leur lit ?
- (il rit). Je ne sais pas. Mais je dirai que ce n’est pas encore arrivé.
• C’est toi qui les envoies dans ton lit ?
- Non. Je ne suis pas aussi grand tombeur qu’on le croit. Je respecte
les femmes et je les appelle Maman. Je suis plutôt amis avec les
femmes.
Et ça se passe bien entre nous.
• On a du mal à te croire…
- Bien sûr que c’est vrai. Mais tu sais, sans la femme il n’y a aurait
pas la joie dans ce monde. On serait tous nerveux et très tendus.
• Tu t’énerves souvent ?
- Non, je ne m’énerve jamais. Par contre, je n’aime pas les
menteurs. Et j’essaie de marcher dans le droit chemin. Car je me
considère comme un mec sérieux.
• Tu te considères comme un sex symbol ou bien tu te trouves simplement séduisant ?
- (il rit). Je ne suis pas encore sûr de mon côté séducteur. Mais si
tu veux le savoir, je vais le demander tout à l’heure à une fille
d’ici pour me rassurer. Comme ça, elle me dira ce qu’elle en pense.
•
Il y en a une, ici (ndlr : A côté de nous, il y a une femme, une
journaliste congolaise venue avec lui et qui assiste à la causerie).
- Non. Elle n’est pas ivoirienne, elle. Je préfère plutôt que ce soit
une Ivoirienne. Car les Ivoiriennes, je les adore. Elles sont très
belles, diablement sexy, généreuses et hospitalières.
• Ah, tu sais déjà tout cela ?
- Mais je ne suis pas à mon premier passage en Côte d’Ivoire. Ça fait la troisième fois que je viens ici, quand même…
• Que pense Fally des tatouages ?
- Moi, je suis un artiste et j’aime les tatouages. Regardez sur mon
épaule, par exemple. J’ai tatoué les prénoms de mes enfants sur
l’épaule. (Il le montre) Ici, on peut lire Marcosins et Keyna. Ce sont
mes deux petites filles.
• Et leur mère, comment s’appelle-t-elle ?
- Non. Je préfère lui épargner ce commentaire.
• Tu vis où précisément ?
- Je suis entre Kinshasa et Paris.
• Qui sont tes copains ?
- Je suis entouré de mes gars comme Fergani la Merveille, Boni, le Japonais… J’ai toute une bande d’amis avec moi.
• Tu aimes les sorties ?
- J’adore faire la fête, moi ! Je ne choisis pas d’occasions pour mes
sorties. Tous les jours, quand on a le temps, on fait la fête, mon
frère. Je préfère, le plus souvent, m’amuser à Kinshasa, chez moi. Mais
je ne suis pas trop boîte de nuit, ou dans les bars. J’aime plutôt les
restaurants, les jeux comme le football, le judo.
• Le judo ?
-
Oui. J’ai la ceinture bleue. Mon maître est ici. Il est ceinture noire,
deuxième dan. C’est lui qui est couché près de moi. En fait, je ne le
pratique pas pour des compétitions. Je le fais pour garder la forme. En
plus, je fais aussi de la muscu. (Il présente ses biceps).