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Fally Ipupa: "J’aime être séduit"
Sunday, 26.08.2007, 03:10pm (GMT)

Après son magnifique concert au Palais de la culture, c’est un Fally, frais et détendu qui nous a reçus à son hôtel. La bonne humeur est de mise et c’est parti pour une causerie très cool avec le DiCaprio congolais.

• Ton état d’esprit après ce concert ?
- Ça m’a fait plaisir de jouer devant les Ivoiriens. Ils sont formidables. Ils m’ont bien accueilli. Je suis très content et je glorifie l’Eternel.

• Fally Ipupa, c’est aussi un de tes nombreux surnoms ?
- Ipupa, c’est mon nom de famille. Fally, c’est le prénom que mon père et ma mère m’ont donné. Plus précisément, je m’appelle Fally Ipupa Nsimba.  Fally Ipupa, c’est donc un artiste musicien congolais. Je suis né à Kinshasa le 14 décembre 1977. Mon père s’appelle Ipupa Ebambi. Il était homme d’affaires. Et ma mère est Monique Bolotu Limbo. Elle est ménagère.

• Tes parents t’acceptent bien comme artiste chanteur ?
- Je  ne veux pas parler d’eux.

• Peux-tu nous parler au moins de tes frères et sœurs ?
-  Je suis issu d’une famille nombreuse. Mon père avait beaucoup de femmes.

• Tu vas faire  comme lui, n’est-ce pas ?
- (Il rit). Non. Je ne suis pas  pour la polygamie. Et je ne ferai pas comme mon père. Je suis trop timide. Je ne pourrai pas gérer plusieurs femmes à la fois. Je préfère garder une pour  faire du sérieux avec elle.

• Mais la musique et toi, ça remonte à quand ?
- Il faut dire que la musique, c’est inné d’abord chez moi. Et puis,  j’ai commencé, comme tout artiste congolais, dans de petits groupes de quartier. J’ai commencé vraiment à m’intéresser à la musique lorsque j’avais 15 ans. Ce sont les générations de Koffi, Papa Wemba et bien d’autres qui m’ont donné le goût de la musique.

• Comment as-tu rencontré Olomidé avant d’intégrer  son orchestre ?
- A l’époque, on avait un petit groupe dans le quartier et on venait de faire un album dont on faisait la promotion à la télé. C’est à partir de là que le grand Mopao m’a repéré. Il a envoyé des gens pour me proposer d’intégrer son groupe. Voilà comment tout est parti.

• Quel était ton rôle véritable au sein du Quartier Latin ?
- J’étais chanteur, chorégraphe et quelquefois je faisais les animations comme vous les appelez ici, «atalaku». Je suis connu en tant que chanteur, mais j’étais polyvalent.

• Avais-tu l’intention de quitter un jour, ce groupe ?
- Non. Je n’y avais pas pensé. Tu sais,  j’étais encore tout jeune quand  j’entrais au Quartier Latin. J’ai dû apprendre encore beaucoup de choses au sein du Quartier Latin. Et puis, je n’avais pas tout de suite l’idée de le quitter. J’étais petit et je ne pouvais pas penser à cela à ce moment.

• Et aujourd’hui, tu as décidé de voler de tes propres ailes…
- Effectivement. Parce que quand on grandi, il faut savoir marcher seul. Mais avant de partir, je lui avais demandé une  mise en disponibilité.

• Ce qu’il n’a pas apprécié…
- Oui. Il n’avait pas apprécié. .. Il ne voulait pas que je parte. Mais je crois qu’il a compris maintenant.

• Dans tes chansons, les femmes sont présentes  en permanence.
Elles t’inspirent autant que ça ? 

- Oui. Je dirai que ce n’est même pas un choix. Mais c’est quelque chose d’inné en moi.

• Comme la séduction, aussi …
- Non, j’aime plutôt être séduit. (Rires)

• Tu te souviens  du nombre de filles qui t’ont déjà eu dans leur lit ?    
- (il rit). Je ne sais pas. Mais je dirai que ce n’est pas encore arrivé. 

• C’est toi qui les envoies dans ton lit ?
- Non. Je ne suis pas aussi grand tombeur qu’on le croit. Je respecte les femmes et je les appelle Maman. Je suis plutôt amis avec les femmes. 
Et ça se passe bien entre nous.

• On a du mal à te croire…
- Bien sûr que c’est vrai. Mais tu sais, sans la femme il n’y a aurait pas la joie dans ce monde. On serait tous nerveux  et très tendus.

• Tu t’énerves souvent ?
- Non, je ne m’énerve  jamais.  Par contre, je n’aime pas les menteurs.  Et j’essaie de marcher dans le droit chemin. Car je me considère comme un mec sérieux.

• Tu te considères comme un sex symbol ou bien tu te trouves simplement séduisant ?
- (il rit). Je ne suis pas encore sûr  de mon côté séducteur.  Mais si tu veux le savoir, je vais le demander tout à l’heure à une fille d’ici  pour me rassurer.  Comme ça, elle me dira ce qu’elle en pense.

• Il y en a une, ici (ndlr : A côté de nous, il y a une femme, une journaliste congolaise venue avec lui et qui assiste à la causerie).
- Non. Elle n’est pas ivoirienne, elle. Je préfère plutôt que ce soit une Ivoirienne. Car les Ivoiriennes, je les adore. Elles sont très belles,  diablement sexy, généreuses et hospitalières.

• Ah, tu sais déjà tout cela ?
- Mais je ne suis pas à mon premier passage en Côte d’Ivoire. Ça fait la troisième fois que je viens ici, quand même…

• Que pense Fally  des tatouages ?
- Moi, je suis un artiste et j’aime les tatouages. Regardez sur mon épaule, par exemple.  J’ai tatoué les prénoms de mes enfants sur l’épaule. (Il le montre) Ici, on peut lire Marcosins et Keyna. Ce sont mes deux petites filles.

• Et leur mère, comment s’appelle-t-elle ?
- Non. Je préfère lui épargner ce commentaire.

• Tu vis où précisément ?
-  Je suis entre Kinshasa et Paris.

• Qui sont tes copains ?
- Je suis entouré de mes gars comme Fergani la Merveille, Boni, le Japonais… J’ai toute une bande d’amis  avec moi.

• Tu aimes les sorties ?
- J’adore faire la fête, moi ! Je ne choisis pas d’occasions pour mes sorties. Tous les jours, quand on a le temps, on fait la fête, mon frère. Je préfère, le plus souvent, m’amuser à Kinshasa, chez moi. Mais je ne suis pas trop boîte de nuit, ou dans les bars. J’aime plutôt les restaurants, les jeux comme le football, le judo.

• Le judo ?
- Oui. J’ai la ceinture bleue. Mon maître est ici. Il est ceinture noire, deuxième dan. C’est lui qui est couché près de moi. En fait, je ne le pratique pas pour des compétitions. Je le fais pour garder la forme. En plus, je fais aussi de la muscu. (Il présente ses biceps).


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