La pratique n’est pas nouvelle en Rdc mais elle a pris de l’ampleur depuis une dizaine d’années, avec la nouvelle vague des stars de la musique.
Célèbres sur tout le continent africain et même au-delà, certaines stars de la musique congolaise ont trouvé la recette pour vendre leurs titres se faire payer pour chanter les louanges de telle ou telle personnalité ou les litanies de noms plus obscurs.
En Rdc, stars adulées de la chanson ou musiciens débutants, tous se sont mis au rythme de ces chansons qui vantent les grosses fortunes congolaises ou d’ailleurs. La liste est aussi interminable que surréalistes les surnoms dont les affublent ces musiciens.
Libanga, parfum, cailloux, pommes vertes, etc. Autant de concepts pour exprimer un phénomène qui a pris de l’ampleur tant dans la musique congolaise que dans d’autres domaines de la culture congolaise notamment les pièces de théâtre des troupes populaires diffusées sur les antennes des télévisions à Kinshasa. Le phénomène s’appelle « Kobwaka libanga ».
Ce qui signifie curieusement jeter la pierre à un bienfaiteur que le musicien ou l’acteur de théâtre caresse dans le ses du poil en lui jetant plutôt des fleurs.
Pour ce qui est du domaine musical, la pratique n’est pas nouvelle en Rdc mais elle a pris de l’ampleur depuis une dizaine d’années, avec la nouvelle vague des stars de la musique tels Papa Wemba, Koffi Olomide,Werrason, J B Mpiana ou King Kester Emeneya.
Origine du libanga
Selon certains analystes de la musique congolaise moderne, l’origine de ce phénomène est encore floue . Mais tous
s’accordent à dire que autrefois, le libanga ne concernait que les musiciens entre eux. Ces derniers avaient l’habitude d e s’encourager mutuellement, en s’interpellant par leurs noms ou pseudonymes, au cours des prestations qu’ils piaffaient au public.
Au fur et a mesure, ce phénomène s’est étendu aux proches des musiciens qui souhaitaient également entendre leurs noms être prononcés au cours de ces concerts qui drainaient beaucoup de monde. Une façon pour eux de se forger une notoriété et de se faire une certaine notoriété et de se faire plaisir en même temps. Cependant, les pionniers de la musique congolaise citaient dans leurs chansons des noms de personnes ou de lieux de rencontre célèbres avec tact et modération, rappelle Jamais Kolonga, un vieil amateur de la musique des années 50.
Ce n’était qu’une façon de remercier un mécène ou un ami qui ne forçait jamais la main au musicien. A l’époque, la concurrence musicale était basée sur le talent et la culture générale, regrette ce vieux.