Les musiciens et les danseurs s’habillent décemment, les danseuses par contre, s’exhibent en petite culotte de chambre. Il y a de quoi ne pas condamner les hommes. Le paradoxe qui dérange est que même les leaders femmes habillent leurs danseuses légèrement !
Les notions de pudeur et de décences ne sont, semble t-il, pas le lot des artistes musiciens congolais. Pour preuve, Les oreilles des amoureux de la musique congolaise ne s’ennuient un seul instant à écouter, au quotidien, divers thèmes ayant trait au sexe, contenus dans les différentes œuvres musicales desdits artistes et ce, à l’état brut. Comme pour dire, le sexe occupe une place de choix dans la musique congolaise moderne et traditionnelle.
A croire les uns, la morale et les mœurs marchent en suivant des directions diamétralement opposées. Etant un art qui adoucit les mœurs, la musique congolaise, datant des années 1980 à nos jours, se compare à un arbre de la connaissance du bon et du mauvais. La musique et le sexe un business !
A vrai dire, la musique congolaise n’est pas un vecteur d’éducation mais, plutôt un motif de divertissement. Tous les goûts sont dans cette musique, une des valeurs culturelles de la R d. Congo. Les danses, les cris et autres citations mettent en vedette le sexe pour attirer un grand monde. Le monde d’aujourd’hui est celui de vitesse. La musique congolaise moderne et traditionnelle verse dans le déviationnisme sexuel outrageant. Est-ce un mariage conjoncturel ou séculaire ?
La moralisation, l’une des pistes pédagogiques de la musique congolaise n’est certes pas le souci majeur des artistes musiciens congolais. Ces derniers conçoivent et utilisent cette musique que des fins commerciales en renvoyant dans les oubliettes les notions de pudeur et de décence. Quoi de moins absolu que la morale et quoi de plus relatif que l’art ? La conception du beau, c’est- à- dire de la décence, se retrouve bien qu’en faible pourcentage dans la musique congolaise. Etant un art du son et de la parole ayant pour rôle moteur d’éduquer, de divertir la masse, la musique congolaise de ce siècle de vitesse ne véhicule que les anti- valeurs.
Elle affiche, ces derniers temps, une limite outrageante de contre les bonnes mœurs et l’atteinte à la décence, a pris des proportions inquiétantes par ces temps qui courent.
La nudité des danseuses est devenue de la marchandise à exposer au vu et au su de tout le monde. Les leaders de certains orchestres congolais, jugent bon et utile d’exposer sur les planches « podiums » les danseuses arborant en dessous des jupettes et collants, des strings pour les unes et la chair humaine « postérieures sans slips pour les autres ». Il est vrai que la nudité de la femme attire plus que celle de l’homme.
« L’immoralité des danseuses est de nos jours devenue monnaie courante dans le chef de certains patrons des différents groupes musicaux pour la simple et bonne raison que c’est un fond de commerce pour les uns et les autres. L’âge de la jeune fille danseuse n’a guère d’importance. La décence n’existe que de nom à Kinshasa, ville ressemblant à Sodome et Gomorrhe, souligne leur père de famille.
Le sexe de la femme est banalisé à Kinshasa. Dans cette ville, les musiciens et les danseurs s’habillent décemment, les danseuses par contre, s’exhibent en petite culotte de chambre. Il y a de quoi ne pas condamner les hommes. Le paradoxe qui dérange est que même les leaders femmes habillent leurs danseuses légèrement! (A suivre).