
Quel monde, ce monde de musique ! De l’extérieur, il est tentant. Quand on y pénètre, il est parfois puant d’affaires à faire dormir debout. On s’accuse, on s’entraccuse, on se déteste... Cela est banalement appelé « polémique », mot devenu automatiquement péjoratif. Pour ne pas parler dans le vide, il y a cette affaire de la tentative d’assassinat de Werrason. On ne sait pas par quel bout la prendre quel sens, lui donner. Surtout comment y croire. Mais comment ne pas en parler tant que cela circule de bouche à oreille. Bien plus, il semble que le Parquet de N’Djili serait sur le dossier. Les milieux de l’artiste intéressé ne démentent pas. Comme quoi, il y a fumé avec feu. C’est quoi l’affaire ? Le document qu’une source qui a requis l’anonymat a déposé à notre rédaction viendrait de Londres. Il ne donne pas beaucoup de précisions en ce qui concerne les lieux où se seraient passés les faits que nous allons vous relater.
Ces faits, selon le même document, datent du mois de février dernier. Il y a de quoi s’étonner du retard avec lequel la presse et l’opinion sont mises au parfum étant donné la fluidité de notre société.
Au mois de février 2006, selon le document, un certain Eilston Kiala (de quelle nationalité, quel âge quelle profession ?), se présente au lieu de répétition de Werrason et son orchestre. Il informe Werrason qu’un complot visant son intégrité physique et celle de Celéo était ourdi. Par qui ? L’homme ne se fait pas prier deux fois pour citer le patron de l’Orchestre Quartier Latin, Mopao Koffi Olomide.
Méticuleux, Werrason n’y croit pas tout de suite. Il met le dénonciateur aux arrêts. Ainsi Eilston Kiala serait interné à l’inspection de Police. Car, il n’était pas seulement le dénonciateur, mais selon son propre témoignage, il était aussi le tueur à gage choisi pour tuer « le roi de la forêt ».
Le commanditaire ayant remarqué ses hésitations lui aurait adjoint d’autres tueurs recrutés dans les rangs des éléments de la Police. Il était question que l’accusé en tant que commanditaire du crime se présente à la barre.
Selon le document sous nos yeux, il avait fallu plusieurs convocations pour que l’accusé se présente. Cela expliquerait sa présence au parquet de N’djili le 4 septembre 2006. Une foule nombreuse se serait massée aux abords pour voir, au besoin savoir pourquoi cette star de la musique congolaise était convoquée a la justice. La confrontation de 4 heures aurait eu lieu dans un hôtel de la place, peut-être pour éviter le lieu trop public qu’est le parquet. Il nous revient qu’au cours de cette confrontation, le dénonciateur a confirmé ses accusations.
Cette affaire est incroyable étant donné qu’elle est entre les mains de la justice, il faut attendre que toutes les enquêtes soient menées et les responsabilités soient établies. En attendant, les yeux des mélomanes sont tournés vers la justice qui, certainement, ne tardera pas à rendre le verdict.