
Après la rébellion et le départ de Ferré, Fally Ipupa s’est mis en évidence au sein de l’orchestre Quartier Latin International avant de prendre ses distances au motif qu’il aurait bénéficié de la part de Koffi Olomide une mise en disponibilité. Officiellement, Koffi avait donné sa bénédiction à son poulain en l’autorisant d’entrer en studio pour son propre album, tout en lui promettant d’y chanter lui-même et d’associer ses musiciens dans la réalisation de l’opus de Dicaprio. La chose semblait trop belle pour être vraie aux yeux de certains. Mais, le Grand Mopao a tenu parole. Fofo le collégien, Modogo, Montana , Felly Tyson, Ramazani, Apocalypse, Titina Al Capone, Binda Bass… ont accompagné Fally Ipupa au studio.
Tout semblait bien aller jusqu’au jour où David Monsoh, ce chroniqueur de musique et conseiller artistique chez Next Music (ex Sonodisc) de M. Bodinat, décida de mettre l’album «Droit chemin» de Fally sur le marché. On ne sait pas trop pourquoi, Koffi contacta son avocat, Maître Alain Feneau, pour interdire toute diffusion de l’opus. Le motif est tout simple : Fally Ipupa est musicien de Quartier Latin International et, à ce titre, il ne peut produire un album ou se produire en dehors de cet orchestre, fait remarquer l’avocat dans sa correspondance.
David Monsoh, le producteur de Fally Ipupa Dicaprio est sommé, par la même occasion, de ne pas assurer la promotion de cet album. Fally n’y comprend rien, ni au désaveu de son patron et moins encore à son acharnement à étouffer la promotion de son oeuvre, considérée par les mélomanes comme l’expression de la volonté de Koffi de libéraliser ce secteur dans son orchestre.
C’est donc après d’âpres négociations que Koffi a fini par «libérer» son musicien. Malgré cette solution sage, la méfiance s’est tout de même installée entre Koffi et Fally Ipupa. Raison pour laquelle, à en croire certaines indiscrétions, Fally Ipupa avait refusé d’accompagner le Quartier Latin International en Afrique de l’Ouest, plus précisément à Abidjan, en Côte d’Ivoire…