J'écris, compose par rapport à mes propres expériences et aux
émotions que je ressens... Cette fois j'ai mis en avant ma féminité, je
suis plus sentimentale qu'auparavant. Je parle beaucoup d'amour, de
respect, de paix et de courage.
Barbara
Kanam est sur le point de mettre sur orbite « Karibu » son nouvel
album. Dans cette interview, elle parle de cet opus et de ses relations
avec les musiciens Fally Ipupa et Awilo Longomba.
Berger médias (BM) : vous nous revenez après cinq ans de silence. La raison ?
Barbara Kanam (B K) : Bonjour à tous les internautes.
Je reviens après 5 ans simplement parce que après le succès de « Bibi
Madeleine », je ne pouvais pas me permettre de mettre sur le marché un
album en dessous… je ne cours pas après le temps et ne fais la course
avec personne. Ce que je veux avant tout c'est un album de qualité, à
la hauteur de la diva que je suis et une oeuvre qui puisse plaire…
BM : "Karibu", votre nouvel album, signifie bienvenue
en swahili, langue que vous parlez très bien puisque originaire de la
RDC, entre autre du Katanga où vous avez grandi. A qui présentez-vous
ce vœu ?
B K : A mon public, à l'Afrique, au monde, à tout les
amoureux de la musique...l'hospitalité est propre à notre culture et la
nécessité aujourd'hui de garder nos valeurs, notre identité.
BM : Barbara K., c'est une voix que les mélomanes
découvrent sur le plan international en 2003 avec "Bibi Madeleine", qui
marchera autant en Afrique qu’en Europe, dans l'Hexagone
particulièrement. Pour la réalisation de "Karibu", vous avez décidé de
changer en partie votre équipe. Pourquoi ?
BK : Ce qui a changé, c'est l'organisation. J'ai
produis cet album en créant mon propre label Kanam Music et travaillé
en collaboration avec Kiki Touré. J'ai fait appel à des musiciens comme
Olivier Tshimanga, Maika Munan, Popolipo ainsi que Awilo Longomba qui a
participé à la réalisation de certaines chansons comme "Réponds moi".
L'album contient aussi le titre "Noir & Blanc" en featuring avec
Fally Ipupa.
BM : Depuis "Dévotion", l'orchestre au sein
duquel vous démarrez votre carrière, quel bilan faites-vous de votre
carrière aujourd'hui ?
BK : Satisfaite en partie mais toujours en quête de la
perfection, faire mieux. L’Afrique et les africains me le rendent bien.
Je remercie Dieu pour cette grâce.
BM : Pensez-vous avoir atteint le niveau que vous vous
êtes fixée en entrant dans le monde de la musique ? Sinon, que vous
manque-t-il aujourd'hui pour y parvenir ?
BK : Dans ce métier contrairement à d'autres, ce n'est
jamais un acquis!!! Tout évolue, ça va très vite et il faut beaucoup de
moyens pour parvenir à se faire entendre. .. J'ai travaille dans des
conditions pas toujours facile, j'ai eu des moments de découragement
parce que vivre de la musique n'est pas donné à tous. Mais je pense
avoir eu beaucoup de chances d'être vite monter au plan international
avec 2 albums seulement… Aujourd'hui mon souhait c’est d'avoir une
structure et les moyens qui me permettront d'être présente dans le
monde entier et vendre des millions de disques! I have a dream too…
BM : Vous avez sorti "Mokoli" avant et "Téti", puis
cette année, vous voici avec "Karibu". On constate, que vous tenez à
donner à vos albums, des titres en langue congolaise, malgré les
nouvelles couleurs apportées au dernier effort. Quelle importance
accordez-vous à vos racines et à votre culture ?
BK : Une personne sans racine, sans identité est une
personne inexistante…Je suis avant tout une ambassadrice de ma culture,
de mon pays et mon continent...Je veux rester originale mais en
harmonie avec mon temps… Le monde doit savoir d'où je viens, c'est sa
ma vraie richesse.
BM : Et par rapport au choix de vos chansons ?
BK : J'écris, compose par rapport à mes propres
expériences et aux émotions que je ressens... Cette fois j'ai mis en
avant ma féminité, je suis plus sentimentale qu'auparavant... un peu
plus femme ? Je parle beaucoup d'amour, de respect, de paix et de
courage, c'est ce que je souhaite à chacun d'entre nous surtout pour
notre continent... Face à toutes ces guerres et leurs conséquences
dramatiques, la femme se retrouve le plus souvent fragilisée...il faut
redonner confiance, je suis une femme africaine et j'assume mon
africanité.
BM : Côté cour, côté jardin, Barbara K., désormais célibataire ? des rumeurs disent Fally et vous …
BK : Jardin secret...priorité mon fils, ma carrière
peut être dans le futur... pour Fally on s'entend très bien. On a juste
passé de bons moments en studio. Rien d'autre à ajouter...
BM : Cette question ne pouvait pas ne pas apparaître. Vos nouvelles relations avec Awilo Longomba ?
BK : il reste un ami, un de mes meilleurs conseillers, j'ai beaucoup d'admiration pour lui.
BM : Vos projets musicaux dans l'immédiat ?
BK : Promotion de l'album Karibu, concerts dans toute l'Afrique et certainement l'Olympia au mois de mai l'année prochaine.
BM : Internet est désormais incontournable. Que pensez-vous de cet outil informatique ?
C'est devenu important pour la promotion mais juste le souci pour le téléchargement illégal des chansons.
BM : Un message à vos fans ?
BK : Grand merci. Je souhaite que chacun d'entre nous
soit un jardin d'amour pour l'être le plus cher, sa famille, ses
enfants, pour son pays, pour le monde! Il y aurait ainsi moins de
guerres, de haines...mon jardin d'amour c'est vous.
(BT/PKF)
D Ts./Berger-média.info