
Né le 13 mai 1983 à Abidjan, le milieu de
terrain ivoirien qui est à sa première saison à
Monaco
impose respect. Zoom sur ‘’le géant des
Eléphants’’ (1m 87) qui continue de surprendre
agréablement tous les connaisseurs du ballon
rond.
Samedi 30
septembre, 20h10. 8ème journée de la Ligue 1.
L'AS Monaco, grosse
écurie potentielle du championnat, joue contre
Le Mans pour sortir
de la zone de relégation. Malgré un effectif
assez impressionnant tant en qualité qu'en
quantité, la mayonnaise n'a pas pris, et les
joueurs du Rocher ont concédé cinq défaites en
sept rencontres depuis le début de la saison.
C'est alors que Yaya Touré,, nouveau parmi les
nouveaux, sonne la charge. Il déboule sur le
côté gauche, grille la politesse à trois gardes
du corps, repique dans l'axe et va
tranquillement ajuster le gardien manceau d'un
plat du pied. L'ASM
mène au score et gagnera le match (2-1), sous
l'impulsion de son milieu de terrain ivoirien.
La détermination
affichée par Yaya Touré lors de cette action de
jeu pourrait avoir valeur d'exemple au sein d'un
groupe qui s'est souvent montré trop timoré au
début de la saison, malgré des individualités au
talent indéniable. Et l'apport du grand Yaya
(1m87) pourrait être conséquent dans le jeu
comme dans l'engagement de son équipe. A 23 ans,
«le
nouveau Patrick Vieira» , comme l'appelle
son grand frère Kolo,, défenseur à Arsenal, est
aujourd’hui titulaire indiscutable au sein des
Eléphants et de la formation de l’AS Monaco.
L’Ukraine, un choix surprenant
Encore très
jeune, Yaya n’a pas voulu aller plus vite que la
musique. Formé dans la célèbre académie de
Jean-Marc Guillou, ici à Abidjan, dès ses 13
ans, intégré à l'équipe première de l'ASEC à 18
ans à peine,, il ‘’s'exile’’ en 2001.
Direction : la Belgique, et le club de Beveren,,
destination privilégiée des "produits" de
l'Académie Mimosifcom. Dans une équipe à très
forte consonance ivoirienne, il reste plus de
deux saisons, disputant 70 matches (3 buts
inscrits).
Puis il fait ses
bagages en 2003. Vers une destination pour le
moins surprenante. Alors que ses compatriotes et
coéquipiers Arthur Boka,, Gilles Yapi Yapo et
Emmanuel Eboué migrent vers la France ou vers
l'Angleterre, lui, il choisit… l'Ukraine, et le
club de Metallurk Donetsk. Un choix plus
judicieux qu'il n'y parait, puisque c'est durant
sa période ukrainienne que Yaya Touré connaît sa
première sélection en équipe nationale, le 28
avril 2004, contre la Guinée. Notre compatriote
reste deux saisons entières dans le froid (33
matches, 3 buts), puis part en Grèce en 2005
pour un club d'un tout autre standing, l'Olympiakos.
La
révélation aux yeux de l'Europe
En une saison en
Grèce, Yaya Touré s’est fait définitivement un
nom,, en prenant les rênes du milieu de terrain
derrière la star de l'Equipe,, Rivaldo. Avec l'Olympiakos,
il dispute 19 rencontres de championnat,,
inscrit 3 buts et remporte le titre de champion,
assorti d'une victoire en Coupe de Grèce. Mais
c'est en Ligue des Champions que le milieu de
terrain ivoirien marque les esprits. Pourtant,
son club n'ira pas plus loin que la phase de
poules de l'édition 2005-2006. Mais cela
n’empêchera pas notre compatriote de prouver à
l'Europe toute l'étendue de ses qualités. Lors
des deux défaites face à
l'Olympique lyonnais (1-2, 1-4), ill est
le seul à pouvoir réellement rivaliser avec le
trident rhodanien Diarra – Juninho – Tiago.
Dans la foulée,
il dispute la Coupe d'Afrique des Nations en
tant que titulaire avec la Côte d'Ivoire, au
début de l'année 2006. Bilan, une place de
finaliste et une influence croissante au sein de
sa sélection nationale ivoirienne. Il joue
ensuite l'intégralité des trois matches de Coupe
du Monde des Eléphants, éliminés au premier
après avoir donné du fil à retordre à
l'Argentine et aux Pays Bas.
Très convoité
après sa prestation allemande, il choisit la
France et Monaco,
notamment pour encadrer son frère, Ibrahim,
joueur de Nice. Une
arrivée tardive, des débuts timides au sein
d'une équipe à la peine, mais ‘’le grand’’ yaya
ne panique pas. ’’On
verra un grand
Monaco’’,
avait-il promis. Alors que son club
était à la peine. Cette promesse, il la tient.
Puisque depuis son premier face au Mans, Yaya
Touré se présente comme un pion incontournable
dans le dispositif de l’AS Monaco.
