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Moumouni Dagano (Fc Sochaux): "On ne remplace pas Drogba"
Friday, 29.06.2007, 05:48pm (GMT)





L’attaquant du Football Club de Sochaux, le Burkinabé Moumouni Dagano, est en vacances à Ouaga. Profitant de ce moment de repos bien mérité, il vient d’épouser celle qui a pris son cœur depuis quelque temps déjà : la belle Safi

Moumouni Dagano fait partie de la galaxie des joueurs africains évoluant en France. Grand ambassadeur du football burkinabé, le sociétaire du FC Sochaux savoure actuellement, aux pays des hommes intègres, la Coupe de France qu’il a offerte à son club (grâce à un but en finale contre Marseille), à la fin de la saison.

Comme un bonheur ne vient jamais seul, Dagano qui vit actuellement une grande idylle avec la ravissante Safi Minougou, Miss Burkina 2001 et 2ième dauphine Miss CEDEAO, la même année (présentement hôtesse de l’air dans une compagnie aérienne), vient de se mettre la corde au cou.

Une semaine seulement après son mariage, la star du ballon rond n’a pas hésité, le temps d’un entretien, à mettre en veilleuse sa lune de miel, pour nous recevoir aux environs de 23 heures (SVP) à la célèbre avenue Kwamé N’krumah, dans le somptueux cadre du Bacchus bar-karaoké, de son ami Lébry.

• Comment ça va, Dagano ?
- Ça ne se voit pas ? (Rire) Je n’ai jamais été aussi en forme de ma vie. Très sincèrement, tout va bien, par la grâce de Dieu. Je me sens bien dans ma peau.
 
• Tu viens de te marier. C’était le 17 juin dernier, juste après la douloureuse élimination des Etalons pour la Can 2008. Ça ne devait pas être évident ?
Non, mais, la date du mariage avait été programmé depuis bien longtemps. J’avais espéré qu’on parte tous faire la fête, après la victoire de l’équipe nationale. Mais, c’est ça la vie, il faut faire avec. Je suis content, le mariage s’est bien passé. J’ai épousé la femme que j’aime, la mère de ma fille, c’est ça le plus important.

• A propos, comment s’est faite votre rencontre ? On parle d’un casting que tu aurais organisé ?
- (Il éclate de rire) Ce n’est pas possible !! Non. On s’est rencontrés en 2001, lors du tournage d’une publicité, pour une maison d’assurance. On m’a approché, et on m’a averti que j’allais tourner en compagnie des miss. J’ai dit : aucun problème. Et sur le plateau, j’ai croisé le regard de celle qui est devenue aujourd’hui ma femme. Ce sont des moments qu’on n’explique pas. Quand ça vient, ça vient. C’est ça le coup de foudre, je crois. Donc, après quatre ans ensemble, il fallait, comme le dit la chanson, officialiser la relation. C’est important pour la carrière d’un footballeur d’être stable, d’avoir quelqu’un sur qui compter dans les moments difficiles.

• Et comment se porte la mariée ?
- Elle se porte très bien. Il n’y a aucun problème. Je te remercie.

• Et les frustrées dans tout ça ?
- Je n’ai frustré personne (rire). Tu sais, c’est une chance d’avoir la sympathie des gens. Les femmes sont dotées d’une bonne intelligence. Il faut savoir leur faire comprendre, pour qu’elles acceptent. Il est important d’avoir des limites avec les femmes, même s’il est difficile parfois de leur résister.

• Toi qui viens d’une famille modeste, mesures-tu le chemin déjà parcouru ?
- Ça, c’est au quotidien qu’on le fait. Je connais très bien les réalités de mon pays. Quand on regarde dans le rétroviseur, c’est vrai, on voit le chemin parcouru, mais l’objectif n’est pas encore atteint. Il faut continuer le travail. Travailler encore dur, pour faire plaisir à ma mère, qui vit toujours du côté d’Abidjan, à mes 3 frères et sœurs, à la famille, et à tout le pays qui me soutiennent.

• C’était évident pour toi d’être joueur professionnel ?
- Non, pas du tout ! C’était un rêve pour moi d’être joueur professionnel. C’est le rêve de tous les gamins africains qui aiment le foot. Au début, je jouais seulement pour le plaisir, et après, c’est devenu une passion. Mais, il faut reconnaître que j’aimais vraiment trop le foot. Mes amis d’enfance à l’Avenue 5, rue 17 (Treichville - Abidjan : ndlr) peuvent témoigner. On me voyait pratiquement à tout moment avec un ballon.

• Quand as-tu pris conscience de ton potentiel ?
- Je crois qu’au fur et à mesure que le temps passe et que tu continues de frapper dans le ballon, les ambitions naissent. En 1994 à Abidjan, j’ai commencé à recevoir de l’argent en jouant aux comités (ndlr : tournois interquartiers). C’est là que j’ai compris que je pouvais avoir encore beaucoup d’argent en jouant un peu plus haut. Dans la foulée, j’ai appris que le Stella Club d’Adjamé procédait à un recrutement. Je suis allé tenter ma chance, et j’ai été retenu en équipe junior de Jonas Akoupo. Mon premier match pro, c’était à la saison 95-96, en finale de la Coupe nationale, face à l’Asec d’Abidjan. Imagine la pression !...  Surtout que je jouais en face de mon idole, Sam Abouo Dominique. La peur au ventre, je n’ai rien pu faire. On a perdu la finale 1-0, mais c’était un bon premier pas.

• Aujourd’hui, as-tu les nouvelles de tes amis de l’époque ?
- Je suis toujours en contact avec mes amis d’enfance. Je les invite souvent à venir à Ouaga, et tout se passe bien. Mais ce qui est dommage, je ne sais plus que sont devenus mes amis du Stella club. J’ai seulement le souvenir de Doumbia Moussa, qui était un moment à l’Asec ; et depuis, je ne sais plus rien de lui. Mais, c’est la vie, on se perd, on se retrouve…

• Les supporteurs en premier, ont beaucoup misé sur toi à Guingamp. On t’attendait comme le remplaçant idéal de Didier Drogba, qu’est-ce qui n’a pas marché ?
- Beaucoup de choses. Il pesait sur moi beaucoup de pression, trop de pression même. Drogba avait été trop, trop fort. Il avait mis la barre au-dessus. On ne remplace pas Drogba aussi facilement, surtout que l’équipe avait été remaniée à plus de 50%. Il me fallait impérativement un temps d’adaptation. Même si c’est vrai que je venais en tant que champion de Belgique, meilleur joueur africain, deuxième meilleur buteur, ce n’était pas facile.

• Aujourd’hui, tu retrouves un second souffle du côté de Sochaux.
- Absolument. Gagner la Coupe de France avec ce club est pour moi un vrai bonheur, surtout que je revenais après plus de 6 mois de blessure. En plus, je marque un but, c’était génial ! C’est un énorme cadeau dans ma vie, après la naissance de ma fille. J’ai encore 2 ans de contrat avec Sochaux, si j’arrive à évacuer tout le stress de ma tête, on verra, pour mon équipe, un Dagano beaucoup plus fort.





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