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Baponga et Koba [ Baponga : « le rap gabonais s’est construit en quinze ans » ]
Sunday, 25.02.2007, 11:40pm (GMT)







De passage à Yaoundé pour la promo de leur album, Koba et Baponga (deux rappeurs Gabonais) qui étaient invités à Urban Vib’ (l’émission 100% rap kamer présentée par le rappeur DJ Bilik de lundi à vendredi espace horaire 15h – 16h sur Sky One Radio fréquence  104.5), ont bien voulu nous accorder une interview. Rap Gabonais, rap camerounais, la scène hip hop africaine… ils donnent leur opinion sur ce qu’ils appellent « leur job ».

Kamerhiphop.com : alors les gars, le voyage s’est il bien passé ?
Baponga : Wé ça se passe bien tranquille. Big up à toi DJ Bilik et big up à tout Yaoundé. Eben est dans la place.

Le voyage vous a pris combien de temps ?
Baponga :
nous sommes arrivés à Douala depuis quelques jours. Sinon Libreville – Douala, c’est une heure de vol.

Vous etes au kamer depuis quelques jours, on peut savoir ce que vous venez faire ?
Baponga : nous sommes arrivés au kamer depuis le 30 Décembre 2006, nous avons commencé par Douala. En fait, nous sommes là pour la promo de mon album et surtout celui de Koba qui s’intitule « le criminel ». vu que pour internationaliser la chose, nous avons le devoir d’aller vers d’autres horizons. Nous allons tourner en Afrique centrale pour faire la promo. Notre général manager était passé par les deux Congo et voila nous sommes chez vous. Nous étions il y’a 2 mois de cela en Guinée Equatoriale. Et voila, on essaie de tourner quoi !

Nous savons que le hip hop gabonais marche très fort : il y’a des festivals, des grosses scènes… alors c’est quoi votre secret ?
Baponga : au début ça n’a pas été facile comme partout ailleurs. Nous avions bien démarré la chose et le hip hop contrairement à d’autres musiques dans notre pays (le Gabon) est apprécié par les jeunes. Aujourd’hui, c’est le concert de hip hop qui rassemble le plus de monde. Ça a commencé il y’a 15 ans par des simples concours de rap, on est passé au festival Bantou Live tous les ans qui attire du monde. Petit à petit, nous avions construit notre hip hop. Aujourd’hui, le show qui rassemble le plus de monde à Libreville, c’est « le Eben Show » qui a également lieu tous les ans. C’est parti de rien mais il fallait commencer par quelque chose. Donc le rap gabonais s’est construit en quinze ans.
Il y’a aussi un aspect très important qu’il faudra souligner ; ce que les gars comme moi sont constant. Moi je suis au top depuis quinze ans. Du coup, les jeunes arrivent avec leur vib. Aujourd’hui, on a Koba

Eben Entertainment, c’est combien d’artistes ?
Baponga : Eben, c’est un collectif d’artistes. Il y’a le groupe « la fuente », c’est 2 gars qui font du RNB, il y’a moi (Ba'ponga), Koba… bref nous sommes six. Nous avons un humoriste qui s’appelle Souleyman, nous avons aussi 2 DJ’S. un jour, nous sommes allés à Port Gentil (c’est comme quitter Yaoundé pour Douala), nous étions aux nombres de 60.

Koba c’est la première fois que tu arrives au kamer. Alors quelle impression t’as de notre bled ?
Koba : c’est la première fois que j’arrive au kamer. Je trouve la ville de Yaoundé grande et bien construite. J’aime bien le hip hop kamer. J’ai écouté un peu et je trouve que les textes sont murs, c’est réfléchi et c’est bien.

Quels sont rappeurs que tu as suivi depuis que t’es arrivé ?
Koba : je connais le hip hop kamer depuis Libreville. Je regarde le hip hop kamer à travers des chaînes tels que Canal 2 et la CRTV. Je connaissais AK Sang Grave, Krotal avec qui nous avons fait la même scène au Gabao hip hop.
Je connais Koppo, le groupe Negrissim que j’ai rencontré à 2 festivals (au Sénégal et au Togo). Il y’a aussi un jeune artiste que nous avons découvert sur place, il s’appelle le Bronx. Nous kiffons son morceau « Cameroun quel image ! », le message est trop fort.

Dans le Nfougou (la rumeur), le président gabonais son Excellence Omar Mbongo soutient les rappeurs. Il finance aussi le mouvement hip hop. Alors infos ou intox ?
Baponga :
le président promotionne ou sponsorise un événement par an : c’est la nuit de la musique et comme par hasard il y’a plus de rappeurs que d’autres musiciens. Et la nuit de la musique part de 22 heures à 11 heures du matin. Elle a lieu au stade et c’est gratuit. Il y’a plusieurs rythmes, mais tant que les rappeurs ne passent pas, le public lui aussi ne rentre pas.

Et le Gabao hip hop ?
Baponga : Le Gabao hip hop festival est sponsorisé par la francophonie. C’est comme elle le fait au Sénégal avec Dakar Awards ou au Togo avec Togo Awards aux quels j’ai participé. C’est un camerounais qui organise le Gabao et il s’appelle Jules Kamdem.
Même le festival Bantou Live a été initié par un camerounais du nom de Georges Kamgoa en 1998. c’est le festival détonateur de notre mouvement.

Comment faire pour participer au festi Eben ?
Baponga : Il y’a Berthe (représentante Eben au kamer), il y’a Cédric (manager) qui va revenir ici de temps en temps. Il y’a des animateurs comme toi (DJ Bilik). A Douala, nous travaillons avec des garçons comme Eric Christian Nya qui est très positif. Les gens qui vont monter sur notre scène passeront par vous.

Vous ne pensez pas qu’il est temps de faire des échanges entre bled ? c'est-à-dire vendre des CD gabonais au kamer et vis versa ?
Baponga : Nous sommes partis dans cet élan, c’est notre objectif. A Douala, nous avons fait un featuring dans un studio. Dans mon album, j’ai fais un feat avec le rappeur sénégalais Nix et actuellement, il y’a un feat qui se prépare entre Krotal et moi. Voila quoi !

A quand la compil de rap africain ?
Baponga :
Tu sais, il y’a certaines initiatives qui sont prises par les artistes et d’autres par les managers. C’est souvent facile de faire des compils mais pour les distribuer, c’est souvent compliquer. Nous ferons participer les frangins kamer sur nos sons et eux de même. L’idée est très bonne. On parle des Etats-Unis d’Afrique, et c’est avec ce genre d’initiative qu’on pourra renforcer ce concept.
Nous avons participé à plusieurs compils. Par exemple après un festival, on nous demande de poser sur une compil et du coup, la distribution c’est eux qui gère. Nous n’avons pas l’envergure de produire, manager et distribuer une compile inter-Etat, Ça va être très difficile. Il faut des organismes comme la francophonie et les autres pour le faire.

Pourquoi au lieu de chanter des fléaux tels que la misère, la pauvreté… toi Baponga tu fais du commercial ?
Baponga :
Je rappe depuis 15 ans. Je n’ai pas envie de montrer au monde qu’en Afrique, il y’a que galère, misère et tous les autres fléaux…
Moi je parle de l’Afrique joyeuse, de l’Afrique positive. J’ai 1,84m pour 94 kg, je suis mignon et vis bien chez moi au pays. Je vais faire des spectacles en Europe et je rentre vivre au Gabon. Je suis affilé à la FNAC et ma carrière, je l’ai construite en Afrique, au Gabon. Je n’encourage pas l’immigration.
Moi lorsque je me lève le matin et que tu me demandes si « ça va ? », je te réponds « très bien » même si je n’ai pas 5 francs en poche. Si par contre, je te dis « ça ne va pas » alors c’est toute ma journée qui est gâchée.



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