CONCERT DE L'ARTISTE AKON A ABIDJAN: Fiasco total ! Wednesday, 20.12.2006, 09:20pm (GMT) ![]() L'artiste Akon était très attendu à Abidjan, dimanche dernier pour une prestation au stade Robert Champroux à Marcory. Il est arrivé. Mais, la prestation de la star et l'organisation pratique du concert ont laissé un goût amer aux milliers de mélomanes qui avaient pris d'assaut le plus grand stade de la commune de Marcory. En effet, ils étaient nombreux les fans, les amoureux fous et autres inconditionnels du RnB et du rapp qui sont venus des quatre coins de la capitale économique ivoirienne pour voir un des monstres sacrés de la musique afro américaine. Mais, la majorité est partie déçue de la prestation de la méga star. Ils n'arrêtaient pas de se plaindre, lorsqu'ils quittaient les lieux, avant même que le concert ne prenne fin. De fait, les mélomanes s'expliquent difficilement aujourd'hui encore les raisons qui ont amené l'artiste Akon à survoler les titres en les interprétant à moitié. Comme s'il avait hâte de finir sa partition pour s'en aller aussitôt. " Akon s'est débarrassé de nous. Il a survolé les chansons. Si c'est pour cela qu'il est venu, cela ne valait pas la peine. Moi particulièrement, je suis déçu… j'attendais mieux que ce qu'il vient de faire ", a lancé avec d'amertume un fan qui avait jugé utile de s'en aller avant la fin du spectacle. Autre chose grave à signaler, le retard de l'artiste. C'est que Akon qui était attendu à 16 heures pour le spectacle n'a mis pied au stade Champroux qu'aux environs de 21 heures. De sources concordantes, c'est à 20 heures qu'il est arrivé à l'aéroport international Félix Houphouët Boigny de Port-Bouët. C'est-à-dire, quatre bonnes heures après 16 heures, heure indiquée pour le début du concert. En réalité ce grand retard s'explique par le fait que le chanteur sénégalais avait raté l'avion qui devait l'emmener du Nigeria à Abidjan. A-t-on appris auprès des organisateurs. Vers 19 heures et demie, le public n’en pouvait plus d’attendre. Les organisateurs avaient épuisé la cartouche des artistes invités à entretenir le public avant l'arrivée du chanteur vedette. Après la prestation de Nash, Angelo Dogba, Pepsy, Dj Lewis, Marshall Dj, Dj Volcano, Leitmitv… ce fut un temps creux que les organisateurs ont tenté tant bien que mal de meubler avec des plages musicales. Jusqu'à ce qu'Eric Didia, un des animateurs du spectacle, annonce au micro l'arrivée d'Akon. C'est le délire total. Une jeune fille tombe dans les pommes. Le service d'aide médicale d'urgence (Samu) la récupère pour des soins. Entre temps, un groupe de vigiles courent à petits trots, escortant quelqu'un qui se dirige vers le podium. ''Enfin, il est arrivé'', entendait-on dire. Très vite, on se rendit compte qu'il ne s'agissait point d'Akon mais de Muss du group Mam. Quelques moments après, les forces de l'ordre et les vigiles interviennent pour chasser le petit monde (constitué de journalistes, d'animateurs, de chanteurs…) qui se trouvait derrière le podium, à côté des loges. Histoire d'évacuer tout le monde, pour laisser le passage à l'artiste, dit-on. Ce n'est que bien plus tard qu'il est monté sur scène pour se produire. Des journalistes tabassés Des hommes de média ont passé, dimanche dernier, un mauvais quart d'heure lors du concert du l'artiste Akon. Plusieurs d'entre eux qui assuraient la couverture médiatique ont été brutalisés ; tabassés même par les vigiles de la société de gardiennage 911 et les commandos gendarmes commis pour assurer la sécurité. En effet, au moment où l'animateur annonce l'arrivée de la vedette du jour, derrière le podium, tout le monde accourt pour le voir. On se rend compte que ce n’est pas lui. Quelques temps plus tard, les vigiles de la société 911 entrent en action. Très excités, ils demandent à tous ceux qui sont à côté des loges de vider les lieux. Ils sont aidés en cela par les forces de l'ordre. Les journalistes brandissent leurs cartes de presse. Ils leur font savoir que ce lieu est mieux indiqué pour faire leur travail. C'était compter sans le zèle inutile de ces agents de sécurité qui ont vu en cette attitude une défiance. " Ah bon vous ne voulez pas partir ! C'est ce qu'on va voir", menace un vigile qui fait appel aux forces de l'ordre. Sans toute autre forme de procès, les soldats rudoient les journalistes et les font sortir du stade. Aristide Nkenda Nkenda, du quotidien ''Le Patriote'', le moins chanceux, a été roué de violents coups par trois commandos gendarmes ainsi que des vigiles de la société "911". Tout y est passé : coups de pieds, coup de matraques… Ces mêmes agents le trimballent très loin vers les grilles. Les autres journalistes sont aussi secoués et jetés derrière ces mêmes grilles. Les spectateurs devant lesquels cette scène humiliante et ahurissante se déroule, s'expliquaient mal une telle débauche d'énergie sur des gens qui ne font que leur travail. Il faut ici dénoncer avec la dernière énergie ce genre de pratiques qui sont loin d'honorer un pays de droit comme la Côte d'Ivoire où la liberté de la presse est une réalité. Notamment, avec plus d'une vingtaine de titres de journaux qui exercent librement. Il faut interpeller aussi les forces de l'ordre, qui très souvent font du zèle quand ils sont face aux journalistes. En ce qui concerne les vigiles de la société de gardiennage 911, à tous les concerts qu’ils ont la charge de surveiller, c'est comme de vrais loubards qu'ils se comportent. C'est le cas des spectacles de Akon. Mais aussi de celui de Petit Denis. Carton rouge à la structure Events qui a raté cet événement à cause de la mauvaise
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| © Copyright Africa Hit Music TV. All rights reserved. |