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Johanna barry, Artiste Guinéenne “Le coupé-décalé fait mal à Conakry”
Sunday, 11.06.2006, 07:09am (GMT)





• Que devient Johanna Barry ?
- Je suis là. Ma carrière, je la mène sans bruit.

• Après pourtant un départ en fanfare en 1997 ?
- Je pense que c'est ce qu'il faut faire à tout début. Pour attirer l'attention de tout le monde, il faut se faire voir. Le métier, à mon sens, exige du tapage.

• Mais le show-biz, c'est aussi et surtout le tapage non stop ?
- C'est vrai. Mais dans toute chose, l'excès nuit.

• Est-ce parce que ton financier serait aujourd'hui essoufflé ?
- Ce n'est pas le cas. L'art et particulièrement la musique, la vraie et la bonne ne s'improvise pas. Ce n'est pas de la précipitation. C'est plutôt de la mesure, de la recherche. Or la recherche du beau, du plaisir relève de la patience, de l'observation des choses de la vie et de notre environnement. Car, il ne faut pas servir des navets ou du n'importe quoi aux mélomanes de nos jours, qui sont devenus très exigeants. C'est normal .Parce qu'ils déboursent de l'argent pour se procurer une oeuvre discographique.

• Tu veux dire que ceux qui sortent des albums à un rythme effréné font de l'improvisation ?
- Dans la vie, chacun est libre d'opérer son choix. On peut choisir d'aller vite ou lentement. C'est où intervient le facteur chance.

• Ça marche pour toi avec ton rythme ?
- Je ne suis ni en haut, ni en bas.

• Mais à Conakry, les mélomanes disent qu'ils ne te sentent pas !
- Ils sont libres de leur jugement. Seulement, je sais qu'il y en a qui sentent bien ma musique.

• C'est-à-dire ?
- Ils aiment ce que je fais comme musique. Beaucoup me le disent souvent, en face.

• La Côte d'Ivoire t'a vu naître. Elle t'a donné le succès. Que lui réserves-tu ?
- Je ne peux que lui être reconnaissante. A travers un show dingue ! Parce que la Côte d'Ivoire, c'est chez nous. Elle nous a donné la vie. Je n'oublierai jamais la Côte d'Ivoire. Je prie nuit et jour, pour que la crise actuelle prenne fin. Car la Côte d’Ivoire est une mamelle salutaire pour la sous-région.

• On dit aussi que ta musique ferait trop l'apologie du Président Conté !
- C'est mon tuteur. Mon bienfaiteur ! Mais quant à dire que ma musique est trop portée sur lui, je pense que les gens exagèrent. Je le fais, mais sporadiquement.

• Tu fais quel genre musical ?
- Je fais de la variété : il y a du zouk, du mandingue, de la salsa etc.

• Le coupé-décalé, ça te dit ?
- Bien sûr que oui ! Il y en aura sur mon prochain. Parce qu'il fait "mal" à Conakry, voire dans la sous-région. En tout cas, quand les précurseurs arrivent ici, ils font salle comble. Dans les boîtes, les clips ; ici, on "coupe et on décale".

• Ton prochain. C'est pour quand ?
- Je rentre très bientôt en contact avec David Tayorault. Je souhaiterais travailler avec lui. Parce qu'il y a la fibre "zouglou" et "coupé-décalé" en lui. Ses doigts sont magiques.

• Quels sont tes rapports avec les autres artistes ?
- Mes rapports avec mes confrères sont professionnels. Quand il y a un événement, où je suis invitée, on se voit, on échange. Après, chacun se retire chez lui. Mais, il y a des exceptions à la règle.

• On dit que tu es une casanière !
- C'est peut-être vrai. Je le suis un peu. Parce que quand je ne suis pas d'une soirée, d'un événement, je préfère rester chez moi. Et puis, un artiste ne doit pas se promener partout comme tout le monde. Un artiste, c'est la discrétion. Il doit toujours surprendre agréablement, de par ses tenues vestimentaires, ses manières de faire, de vivre. En un mot, l'artiste, c'est l'inhabituel, quoi !



Justin Kassy | Top Visage







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