|
Sekouba Bambino "Sans la paix, on ne peut rien entreprendre"(Interview) Friday, 30.06.2006, 12:03am (GMT) Dans quel état d'esprit débarquez-vous à Abidjan? Je viens en pleine forme. Avec mes musiciens, nous allons donner le maximum de nous-mêmes. Nous allons essayer de partager de bons moments avec le public. Justement quel Sekouba Bambino verrons-nous samedi soir au palais de la Culture? C'est un Sékouba Bambino dans un grand jour avec son orchestre au grand complet. Nous allons distiller tous les titres que le public demandera. Ce sera un show de 2 heures avec des inédits et surtout les succès que le public connaît. Il y aura beaucoup de surprises. Ceux qui viendront auront la chance de les découvrir. Sous quel signe placez-vous ce concert? Ce sera sous le signe de la réconciliation et de la paix. Nous allons célébrer l'amitié entre la population de la Côte d'Ivoire et celle des pays voisins. C'est pourquoi, on invite tous les ressortissants de la sous-région à effectuer massivement le déplacement, car ce concert concerne tout le monde. Sekouba Bambinon, c'est aussi Africando. Que devient le groupe après la mort de Gnonnas Pedro? Sa disparition, il est vrai, est un coup très dur pour nous. On a perdu un grand. Gnonnas était le pilier d'Africando. Sa mort a beaucoup affecté le groupe. On était si touché que c'était le silence total. Nous étions découragés. Dieu merci, on s'est remis debout pour aller de l'avant. Nous nous sommes retrouvés pour enregistrer un nouvel album qui sortira dans quelques mois. Est-il vrai que vous avez du mal à vous produire en Guinée parce que vous n'affichez pas votre soutien au pouvoir? Non. Ce n'est pas vrai. Je suis Guinéen. Je suis certes apolitique mais je suis toujours le bienvenu en Guinée. C'est plutôt moi qui ai décidé de ne jouer qu'une seule fois par an à Conakry. Il n'est pas bon d'être trop vu. Vous êtes un passionné du foot. Quelle analyse faites-vous du parcours des équipes africaines au Mondial 2006? Je suis très découragé. Je supportais les Eléphants de Côte d'Ivoire, mais on n'est pas allé loin. Je ne parle pas de football en ce moment (rires). Je pense que le football africain a sa place dans le giron mondial. Il n'existe pas aussi de grands clubs en Europe, sans un joueur africain. C'est une fierté pour nous. Votre concert, vous l'avez dit tantôt, est placé sous le signe de la paix et de la réconciliation. Que pensez-vous de la situation en Côte d'Ivoire et qu'avez-vous à dire aux Ivoiriens? Je ne parlerai pas qu'aux Ivoiriens, mais à tous les Africains. Sans la paix, on ne peut rien entreprendre. Il faut qu'on se donne la main. La Côte d'Ivoire est un pays phare et exemplaire de la sous-région. Il ne faudrait pas gâter ce pays à cause de la politique. Des projets? Oui. Il en y a. Après la Côte d'Ivoire, nous partons mardi au Canada où nous jouerons à Montreal le 6 juillet pour le festival de jazz, le 8 à Toronto. Le 13 juillet, nous allons à New York puis Philadelphie. Le 22, nous serons à San Francisco, avant de rallier la Belgique le 29 juillet 2006.
|
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| © Copyright Africa Hit Music TV. All rights reserved. online users |