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Mali

KOUMBA DJENEBA Du sang jeune dans le mandingue
Monday, 25.09.2006, 07:08pm (GMT)





 - Koumba Djénèba est issue d’une famille d’artistes. Celle-ci l’a initiée à travers des chants traditionnels. Aujourd’hui, la musique, pour cette jeune femme aux yeux de biche de nos forêts tropicales, est devenue une véritable passion. C’est à 20 ans que Koumba signe, pour la première fois son nom, en qualité de choriste, sur le fronton du groupe «Voix du Mali». Avec elles, elle sort trois albums. Dans une poignée de jours, elle dédicace à Bamako, son nouvel album : «La voix du Mali». Mais en attendant, elle réalise en ce moment des clips à Paris, pour soutenir l’œuvre qu’elle va offrir aux mélomanes maliens.

• Comment es-tu venue à la musique ?
- Je suis née avec la musique. En ce sens que toute ma famille est musicienne. Toute petite, j’écoutais déjà les cassettes de musique et suivais les émissions musicales à la radio.

• Où as-tu commencé ?
- Au Mali, dans mon village natal. Par le biais des instruments de musique traditionnels comme le djembé et le balafon. Ce sont mes instruments préférés. A travers eux, je sens des émotions et une attirance particulières.

• Forcément, tu as été influencée par des artistes du Mandingue ?
En effet. Il y a, par exemple, Salif Kéita, Amy Koita, Sékouba Bambino et tant d’autres que je respecte. Ils m’ont influencée, parce qu’ils font preuve d’humilité. Et surtout parce qu’ils ont des voix de qualité et des textes qui me plaisent. Ils incarnent aussi ma personnalité, ma nature. Je suis simple.


• Comment va ta carrière en France ?
- Ça va !. Grâce à mes producteurs qui font beaucoup pour moi. Par exemple, au niveau du concept «Mandingue pour les jeunes», Mohamed y a mis sa touche en associant les instruments traditionnels du Mali et des sonorités modernes dans des genres comme hip-hop, R&B, zouk, coupé-décalé. Aujourd’hui, je suis bien encadrée par Guy et Mohamed. Avec eux, je remarque que l’union fait vraiment la force. Car il y a la Côte d’Ivoire, le Mali et le Maroc unis.

• Comment mènes-tu ta carrière entre l’Europe et l’Afrique ?
- Je suis en parfaite symbiose avec tout ce qui se passe en Afrique comme musique et la tendance musicale en Europe.

• Tu as fait un featuring avec Bloco. Pourquoi ?
- Il me fallait une dimension musicale de la Côte d’Ivoire. Bloco a une voix très particulière qui donne envie de danser. D’où cette collaboration.

• «Dansez» est un de tes titres. Pourquoi un tel titre ?
- Depuis mon jeune âge, j’ai toujours aimé danser et parler de différentes danses dans chacun de nos pays. Mali, Côte d’Ivoire, Cameroun, RDC etc. Il faut aussi savoir que la danse, c’est l’expression du corps. Mais elle n’en est pas moins l’extériorisation de la joie intérieure.

• En plus de la musique mandingue, tu fais plusieurs genres musicaux (musique orientale, hip-hop, R&B, coupé-décalé).
Ça répond à quel besoin ?
J’ai toujours aimé ces genres musicaux. Aussi faut-il le souligner, le Mali n’est pas loin du Maroc, de l’Algérie. Le hip-hop et le R&B, je les ai choisis pour donner une allure de jeune dans la musique mandingue.

• Pourquoi deux producteurs pour «La voix du Mali» ?
- C’est fait exprès. Pour découvrir la culture de l’un et de l’autre. Et aussi pour entretenir une vraie confiance entre nous trois. Car, nous avons chacun quelque chose à apporter à l’autre.

• Penses-tu que c’est bénéfique pour ta carrière ?
- Oui ! Parce que je connais Mohamed et Guy. La collaboration est franche. Surtout avec Mohamed, elle dure depuis des lustres.

• Que dis-tu du «coupé-décalé» ?
- C’est la nouvelle tendance musicale des jeunes et moins jeunes. Elle n’est pas mal. C’est original. Au «coupé-décalé», il n’ y a pas de plagiat. J’ai d’ailleurs deux titres dans cet esprit sur mon album.

• Tu sais que la piraterie au Mali est une grosse plaie ?
- La piraterie nous tue. Nous souhaiterions qu’elle prenne fin. Pour que notre musique aille de l’avant et s’exporte comme celle des autres pays.

• Que comptes-tu entreprendre avec tes pairs pour combattre ce fléau ?
- Faire une chanson ou un slogan et des émissions, pour sensibiliser les gens (jeunes et adultes), afin de trouver une solution ensemble. Parce qu’on n’arrive jamais seule à résoudre définitivement un problème.

• Tu penses qu’une conjugaison d’efforts (artistes et pouvoirs publics), pourrait juguler ce fléau ?
- Je pense que c’est une question d’organisation et de détermination face à ce mal. Car vouloir, c’est pouvoir.



kassyjustin@yahoo.fr, top visage







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