|
Le kuduro, une danse sortie des ghettos d'angola Friday, 15.06.2007, 02:52am (GMT) Comme le funk brésilien, le kuduro a été censuré et s'est
développé en dehors des circuits classiques de l'industrie
musicale.
«Le kuduro, ça ne s'écoute pas, ça se vit», explique Tony, 22
ans, originaire du Cap-Vert, né au Portugal. Genre musical hybride,
issu des faubourgs de Luanda en Angola, le kuduro (prononcez
«koudourou», littéralement «cul dur» en portugais) est un
mélange de semba (l'ancêtre de la samba brésilienne), de kizomba
(un cousin du zouk) et d'electro C'est en 1996, en s'inspirant du tube house I Like to Move It que Tony Amado, producteur angolais, crée la première musique électronique 100 % africaine. «Un
jour j'ai vu un film où Jean-Claude Van Damme dansait en étant saoul.
Il était tellement raide, on aurait dit qu'il avait le cul serré. J'ai
repris ses pas, accéléré un peu la cadence, et c'est ainsi qu'est née
la danse.» D'abord boycotté par les médias, le kuduro n'était diffusé que par les candongueiros , petits taxis collectifs de Luanda, et les discothèques populaires de la ville. Pourtant, il devient très vite la musique emblématique de la jeunesse urbaine angolaise. «J'ai découvert le kuduro en avril 2005 à Luanda pendant une tournée en Afrique centrale, explique le producteur et DJ français Frédéric Galliano .
J'ai immédiatement trouvé cette musique originale ; à l'oreille, on
aurait dit un croisement entre la techno et le zouk. C'est la première
musique électronique africaine que j'ai entendue. Les DJ de kuduro
travaillent exactement comme les producteurs occidentaux, sauf que
rythmiquement, la musique est 100 % angolaise.» Le producteur retourne
régulièrement en Angola, sélectionne les chanteurs qui lui semblent les
plus performants, assure les arrangements et les enregistrements avec
le DJ angolais Kito da Machina, puis sort en 2006 Frédéric Galliano Kuduro Sound System . Actuellement, il estime être «le
seul producteur blanc qui produise un kuduro dans les règles de l'art,
proche de celui des ghettos de Luanda. Aujourd'hui, ce qu'il faut,
c'est une tribune internationale». Demonstration du Kuduro
|
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| © Copyright Africa Hit Music TV. All rights reserved. |